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Interview : The Neon Judgement

par Violeta

Brian Eno est l’auteur de la fameuse citation : « La Velvet Underground n’a pas vendu beaucoup de disques, mais tous ceux qui ont acheté l’un de ces disques ont démarré un groupe. » Il est fort possible que Dirk Da Davo et TB Frank, en raison de leur âge, n’aient eu qu’une réédition de l’album, mais leur groupe, The Neon Judgement est devenu l’un de ces groupes légendaires qui, comme la Velvet, nous donnent envie de commencer un groupe. On a parlé avec Dirk Da Davo, qui jouera avec TB Frank tous les classiques de TNJ au Sinner’s Day.

—Dans une interview, tu as dit que TB Frank et toi étiez tous deux de grands fans de The Velvet Underground. Qu’aimiez-vous du groupe Lou Reed et John Cale ?

—On adorait l’attitude du groupe et leur musique, bien sûr. Je pense que VU a été le premier groupe punk de la planète. Velvet Underground est le groupe qui nous a montré qu’il n’était pas nécessaire d’avoir un bon niveau technique, mais qu’il fallait avoir les bons mots et la bonne intention. On a commencé à essayer de ressentir ce genre de sensation dans notre salle de répétition, mais avec différents instruments. Inconsciemment, on a commencé à nous habiller comme eux lorsqu’on a commencé à donner des concerts dans les années 80. Vêtements en cuir noir et lunettes noires. Je pense qu’on a trouvé notre identité grâce à VU.

—Dans votre premier album, Suffering (1981), on retrouve des influences de Suicide, dans « The Machine » ou « Sweet Revenge ». Selon toi, c’est le groupe le plus proche de votre esthétique/philosophie ? TB Frank étant l’Alan Vega du groupe (car il est plutôt un fan de rock’n’roll) ?

—Je dirais que oui, mais ce n’est pas correct. C’est seulement lorsqu’on a enregistré Concrete (1984), que l’un de nos amis a écouté l’enregistrement et a mentionné l’existence de Suicide. Il nous a dit : vous avez le même son que Suicide ! On a donc écouté le groupe et on a été vraiment surpris d’entendre qu’ils faisaient ce qu’on faisait. Mais on n’avait aucune idée de leur existence jusqu’à la publication de Concrete. Et Concrete est apparu après « Machine Life » et « Sweet Revenge » ! Mais oui, peut-être qu’en tant que compositeurs de chansons, on était un peu pareils : un gars R&R et un autre axé sur l’électronique. 😉

—Même sur votre première cassette, la guitare a toujours joué un rôle important dans votre son. As-tu essayé de trouver un équilibre entre le rock et les sons électroniques ? Ou était-ce une bataille entre tes goûts et ceux de TB ?

—Je parle pour moi, mais j’ai toujours eu l’ambition de combiner électronique et guitare. J’ai commencé la musique quand j’avais 15/16 ans en jouant et en étudiant la guitare. Ensuite, j’ai acheté le synthétiseur Yamaha CS 10 et j’ai commencé à expérimenter avec les deux. J’étais toujours à la recherche de la bonne combinaison. Frank était le partenaire de composition idéal pour ça. On avait une idée en commun en tant que compositeurs. C’est donc quelque chose qui est né naturellement.

—Je suppose que le début des années 80 a été une période incroyable pour la musique belge avec vous, Front 242, Absolute Body Control, Parade Ground, Signal Aout 42, etc., mais le public était-il préparé ? Comment les gens ont-ils réagi à ta musique dans les premières années de ta carrière ?

—Oh, mon gars, oui. Les gens étaient souvent surpris lorsqu’ils voyaient pour la première fois un concert de TNJ en live. En direct, c’était de la « musique qui vous donne un coup de pied au derrière », à mi-chemin entre l’électro hard et le punk, avec la scène pleine de fumée et de lumières stroboscopiques, beaucoup de basses dans le son et deux gars en cuir noir et des lunettes de soleil noires. Ludo Camberlin (qui était notre premier ingénieur pour les enregistrements studio) a également fait le mixage live pour les concerts de l’époque. Il a mis tellement de grosse caisse et de basse dans le mix que le public a eu l’impression d’être pressé par le son contre le mur de la salle ! Ce fut une expérience très physique pour le public… Je ne sais pas s’il était prêt, mais il a été agréablement surpris, c’est sûr !

—Avec le single Cockerill-Sombre (1983) et l’album MBIH ! (1985), on observe un changement au niveau du son, qui devient plus électro. Vous étiez deux à écrire les chansons, comment avez-vous abordé chaque album ? Aviez-vous déjà une idée de l’orientation du son de chaque album ?

—Non, pas vraiment. Tout s’est fait tout seul. Avec MBIH ! J’ai commencé à jouer de la guitare. La chanson « I Wish I Can’t » de cet album a été écrite par Frank et moi, travaillant/composant avec la guitare … Fondamentalement, c’est un morceau de guitare auquel le son électronique a été ajouté par la suite.

—J’ai toujours vu « See That! » comme votre « Magnificent Seven », bien que l’influence du dub soit plus grande dans votre chanson. En ce qui concerne le classique de The Clash, vous aimiez la culture hip-hop qui se développait tellement à l’époque ?

-Vraiment ? Merci 🙂 Oui, on était conscients du développement de la culture hip-hop et tout ça. Mais surtout, on voulait faire quelque chose de plus reggae pour le plaisir. On était toujours annoncés comme un groupe dark, mais on s’amusait bien en faisant de la musique ! À cette époque, Blondie et son « Rapture » a également introduit le hip-hop et le rap à un public plus large. Mais on ne portait pas de chaînes en or ou autre ! 😉

—Le nom de votre suivant album Mafu Cage (1986) est-il inspiré du film de 1978 sur deux sœurs incestueuses ? La provocation et le sexe ont toujours été présents chez vous, pensez-vous que la société a un point de vue hypocrite à propos de ce dernier ?

—Oui, en fait, le titre est inspiré de ce film. Une vision hypocrite du sexe ? Le sexe est partout sur Internet maintenant. Il y a quelque temps, c’était une question importante dans la presse belge, car un politicien a dit : – Qu’est-ce que c’est ? C’est comme une boucherie ! C’est un scandale ! Il a dit qu’il ne savait rien à ce sujet, mais je ne pense pas. Alors oui, la société a une vision hypocrite du sexe, mais en même temps il est partout.

Horny As Hell (1987) est l’un de vos albums les plus expérimentaux, et comportait même avec un aperçu de votre prochain album (« The Sea » incluait déjà des influences Tex-mex). On retrouve aussi des sons orientaux dans la chanson titre. Avez-vous essayé d’ajouter de nouveaux éléments à la musique de The Neon Judgment ? Quels sont tes souvenirs de l’enregistrement de l’album ?

Horny As Hell a été composé dans une ancienne usine où on répétait à l’époque. Je pense qu’on peut entendre les environs en écoutant l’album. L’influence Tex-Mex sur « The Sea » vient de Frank à coup sûr. L’enregistrement a été fait rapidement. À l’époque, on avait un calendrier de tournées assez serré et la maison de disques voulait qu’on sorte un disque pour continuer la tournée promotionnelle … et oui, on essayait toujours d’ajouter d’autres cultures à notre musique pour les faire fonctionner comme des opposés : le yin et le yang.

—Que signifient les améliorations technologiques dans l’évolution du groupe ? Quand avez-vous commencé à utiliser des samplers ?

—La technologie ne nous a pas été très utile. Sur l’album The Neon Judgment 1981-1984 (1985), par exemple, tous les claviers ont été joués en direct, aucun outil d’arrangement n’a été utilisé sur les enregistrements. Ça a donné un certain mouvement à la musique, qui n’était pas du tout statique, ainsi que son propre caractère. La première fois qu’on a utilisé un sampler, c’était dans Mafu Cage. On n’en avait pas, c’est donc Patrick Codenys (Front 242) qui nous a gentiment aidés. On a eu l’idée de donner à Mafu Cage une atmosphère africaine, alors je suis allé dans un endroit où il était possible de louer des enregistrements vinyles avec des sons d’éléphants, de singes, etc … Avec ces enregistrements je suis allé chez Patrick où j’ai fait les samples, je les ai mis sur disque et j’ai pris le disque avec moi au studio où j’avais la même machine de samplers que Front 242 … Et j’ai utilisé tous ces samplers dans Mafu Cage.

—Le style musical de The Neon Judgment a changé sur presque tous les disques. Comment ces changements ont-ils été pris par les fans ?

—Les changements de style n’étaient pas vraiment commerciaux. On préférait prendre notre musique morceau par morceau. Je pense que nos fans ont apprécié cela et l’ont vu comme de la créativité. Il y a les fans de Front 242 et les fans de Neon. Front 242 sont plus restés dans le concept, pas nous. C’est précisément la raison pour laquelle nos fans sont restés, du moins, je pense.

—Comme on le disait avant, dans Blood & Thunder (1989), le groupe a ajouté des influences Tex-mex au son de l’album. Quelle musique t’inspirait à cette époque ? Tu aimais Wall Of Voodoo ? Leur album Call of the West a une pochette dont les couleurs ressemblent à celles de votre album.

—C’était une période où on écoutait souvent de la vieille musique blues, des enregistrements traditionnels. Le morceau « Facing Pictures » est le résultat d’un mélange d’une atmosphère de blues (la harpe d’intro) avec des samples de jazz et même des samples orientaux. Mais non, on ne connaissait pas le groupe Wall of Voodoo à cette époque…

—”Damned I love you” est influencé par Happy Mondays (du moins je pense) et l’album Are You Real (1991) est censé être influencé par la musique de Madchester. Étiez-vous intéressé par cette musique et cette acid-house ?

—Eh bien, Are you Real a été un album très, très difficile à faire. Notre maison de disques voulait qu’on devienne un groupe avec une liste de tube, avec un son plus commercial. On a fait beaucoup de démos, mais elles ont été rejetées à maintes reprises. C’était vraiment nul. Au final, on ne savait pas quoi faire et on a laissé la production entièrement entre les mains de Ludo Camberlin, qui était plus intéressé par tout ce truc de Manchester.

On n’était pas impliqués dans cette scène. J’ai bien peur que les souvenirs d’Are you Real ne soient pas aussi bons pour Frank ou pour moi. Are You Real a été fait pour plaire à la maison de disques, mais le disque n’a pas bien fonctionné et on a été virés par après. Dommage, mais ce sont des choses qui arrivent.

—Dans cet album, la rage au début est moins évidente et, d’autre part, la musique est plus heureuse. Est-ce que c’était un moment où vous étiez heureux ou est-ce que votre façon de voir la vie avait changé ?

—Non, pas vraiment. On a toujours regardé le côté noir de l’avenir, et on le fat toujours. Ça avait probablement à voir avec la pression constante de la maison de disques qui tentait de faire de nous un groupe plus commercial. Ça a changé notre attitude lors de l’écriture des textes, peut-être …

—Dans le documentaire sur The Neon Judgment, vous et TB parlez des paroles du groupe et des références à Orwell. Pensez-vous qu’en raison du coronavirus et d’autres problèmes, on se rapproche de plus en plus de cet avenir dystopique ?

J’ai lu Orwell quand j’avais 16 ou 17 ans… Ça m’a vraiment choqué et m’a marqué, pour toujours. Avec l’arrivée du Covid-19, j’ai bien peur que ne vivent déjà dans cet avenir. Je ne m’attendais pas à ce que cela arrive si tôt et si vite. J’aurais aimé ne pas être sur la planète. Si vous combinez 1984 d’Orwell avec Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, vous avez ce qu’on vit maintenant. L’élite nous vend la liberté à condition de devenir esclave. Et je crains qu’il n’y ait pas de retour. La peur règne et les nouveaux médias stimulent la peur tout le temps. La peur est un oppresseur dans chaque dictature. Ceci étant dit…

—Selon Wikipédia, At Devil’s Fork (1995) a été enregistré dans une zone boisée où le groupe « a créé son propre sanctuaire ». Tu peux nous en dire plus ?

—Pour l’enregistrement de At Devil’s Fork, on a loué une maison dans les bois au milieu des Ardennes belges. Il s’agit d’une zone forestière dans le sud du pays. On a été rejoints par le percussionniste Ben Forceville et l’ingénieur Kenny Blomme (et le chien de Frank !). On a déménagé notre studio d’enregistrement à cet endroit et on a commencé à enregistrer et à créer. Je pense que le son des enregistrements semble assez brutal pour avoir été enregistré au milieu d’une forêt ! Peut-être que la maison dans laquelle on est restés appartenait à une sorcière auparavant ! 😉

—Certains artistes qui sont devenus vraiment célèbres dans les années 1990, comme The Hacker, Terence Fixmer, Tiga ou Dave Clarke ont avoué avoir été influencés par ton groupe. Selon toi, comment The Neon Judgment a inspiré ces musiciens ? Certains d’entre eux apparaissent sur votre album de remix (Remixes, 2005), comment est née l’idée de cet album ?

Difficile à dire. Peut-être ont-ils eu la même impression de notre part que nous avec The Velvet Underground ? Et nous, on l’a combinée avec de l’électro. Je me souviens que Tiga m’a dit une fois que lors de notre tournée mondiale en 1989, on a donné un double concert à Montréal. C’est là que vivent les parents de Tiga. Son père est allé aux deux concerts de Montréal. Et plus tard, Tiga a découvert TNJ grâce aux disques de son père.

À cette époque, on cherchait quelqu’un pour remixer « Tv Treated » et le père de Tiga a insisté pour qu’il refasse « Tv Treated », et il l’a fait ! Ensuite, Dave Clarke a présenté un magnifique remix du même morceau (2015). L’idée du CD de remix était de présenter TNJ à un public plus jeune et ça a fonctionné.

—Qu’est-il arrivé à l’album de reprises que vous aviez prévu en 2014 ?

—L’album de reprise est devenu une partie de notre tournée d’adieu Time Capsule, en 2015. Time Capsule est un coffret en vinyle contenant de grands succès d’enregistrements originaux, des 7″, en plus de trucs et gadgets sympas. Il s’agit d’un coffret en édition limitée, mais les reprises sont également disponibles en version numérique.

—Selon votre propre site Web, « TB Frank et Dirk Da Davo ont décidé de prendre une année sabbatique en 1999 ». Après cela, le groupe est revenu principalement pour jouer en live (à l’exception de l’album Smack 2009). Avez-vous été touché par les faibles ventes de Dazsoo (1998) ?

—On avait déjà vécu la même histoire avec la maison de disques de l’ère Are You Real. En 1994, on a composé Devils Fork et en 1998 Dazsoo. Nos expériences avec ces trois disques nous ont fait arrêter. Les maisons de disque avec lesquels on était impliqués dans les deux derniers albums n’étaient pas du genre à nous aider au niveau de la promotion, et ils ne l’ont pas fait. Tu sais, on met beaucoup d’énergie dans la création d’un album et la partie la plus ennuyeuse est celle de devoir rechercher un label. Et puis, quand ils te laissent tomber, tu te retrouves dans le no man’s land. Mieux vaut ne rien publier que d’avoir un album mal promu. C’est pourquoi on en avait marre des labels, etc.

—Votre album le plus dirigé à la piste de danse est Dazsoo. Dans une interview, tu expliques que la musique de The Neon Judgment était de la musique dance, est-ce l’album qui se rapproche le plus de cette définition ?

—J’ai dit ça ? Je pense que c’est plus de la musique qui peut être dansée que de la musique dance … On a ajouté de nombreux sons. Pour que notre musique soit décrite comme de la musique dance, on devrait beaucoup la simplifier.

—Comment imaginerais-tu un disque de The Neon Judgement fait maintenant ?

On devrait en faire un pour pouvoir le dire 😉 Sombre et dur peut-être, avec des paroles sympas ?

Tu as commencé Neon Electronics en 1999. Tu as gardé Neon dans le nom pour que ce projet soit une continuation de The Neon Judgement ?

Non, ça n’était pas intention. Je voulais me distancier de TNJ avec le projet et par la suite, j’ai souvent regretté d’avoir gardé Neon dans le nom. Parfois, cela crée des attentes pour le public qui ne seront pas satisfaites. En 2001, avec la sortie de l’album System Riviéra (2001), qui était un CD qui se vendait assez bien, je pensais changer de nom. Mais c’est devenu trop difficile. System Riviéra avait déjà été publié. J’ai donc appris à vivre avec ce nom jusqu’à présent.

—Pour les fans de Neon Judgment, quel album de Neon Electronics aimerais-tu recommander et pourquoi ?

Le dernier : Apollo (2019) et l’album NE (2015) peut-être. Mais je pense qu’Apollo est le plus proche. Je joue principalement de la guitare sur ce disque. Et Glenn Keteleer (Radical G) s’occupe de l’électronique. On a également un bassiste, Pieter-Jan Theunis.

—Quel avenir pour Neon Electronics ?

—À l’ère du Covid-19, c’est une question très difficile. L’avenir musical est très incertain. On a eu plusieurs concerts annulés cette année … C’est triste … Donc j’essaie de pas trop y penser … Je suis impliqué dans divers projets musicaux donc je ne m’ennuie jamais.

—Comment se porte ton label Dancedelicd ? Tu l’as créé pour sortir vos albums ? Est-il plus difficile de diriger une maison de disques aujourd’hui ?

—J’ai commencé Dancedelicd en 1999, en fait, principalement pour publier mon propre matériel. Plus tard, j’ai également sorti quelques publications de TNJ via le label, comme Smack (2009). J’ai constaté que c’était une façon de travailler plus satisfaisante. Après avoir démarré Dancedelicd, tout a été improvisé 🙂 Je ne voulais plus perdre mon temps avec des labels externes. Mais c’est difficile. Je fais également des éditions numériques exclusives, car c’est nécessaire.

Pour chaque projet, je fais un style différent. Donc, si je devais chercher un label à chaque fois, j’y consacrerais plus de temps que sur la partie créative de mon travail. Mais il est dommage que la musique ait été réduite principalement au numérique. C’est pas avec le streaming et ce genre de truc qu’on gagne de l’argent. C’est un monde de « j’aime » « je suis » et « lectures ». Je préfère les CD et le vinyle, mais le risque d’investir de l’argent est devenu trop grand et il n’y a pas beaucoup d’avantages … Je n’ai que quelques groupes externes sur le label : Radical G (Belgique) et Formshift (Hollande). Mais c’est grâce à Dancedelicd que je suis toujours là.

—Tu as sorti un premier single en solo en 1987, un EP en 2017 et quelques compilations. Comment décides-tu de publier une œuvre sous ton nom ou sous le nom de The Neon Judgment ou Neon Electronic ? As-tu une anecdote à nous raconter sur ces enregistrements ?

—En 1987, j’ai sorti l’EP sur vinyle Where Even Angels Fall. En 2017, j’ai sorti l’EP Protest. Les décisions que je prends sont prises par la musique elle-même. Avec les EP, je pense aux concepts. La sortie de l’EP de 1987 a été spontanée, avec l’EP Protest, elle avait une perspective claire : PROTESTER. Le titre dit tout. Je suis un penseur critique et je pense par moi-même. Je publie donc également des disques sous mon propre nom.

—Que peux-tu nous dire de ton EP DDDJMX ? Tu as enregistré ces chansons avec Jean-Marie Aerts du légendaire groupe belge TC Matic (bien que pour être honnête, pour une raison étrange, ils ne sont pas si célèbres en Espagne). Comment est né ce projet ? TC Matic a-t-il eu une influence sur toi ?

—Entre temps, on a sorti un album sous le nom DDDJMX intitulé Oceaned, sorti en version numérique en avril dernier. Et bien, c’était une pure coïncidence que nous ayons sorti cet album. J’habite en Espagne, à Fuerteventura. Un jour en 2017, Jean-Marie a décidé de venir me rendre visite et de passer des vacances avec moi. J’ai un petit studio d’enregistrement et ça nous a pris exactement deux jours pour tout terminer à partir du moment où il a commencé à enregistrer de la musique dans mon home studio. On a principalement fait des jam-sessions, uniquement pour le plaisir. Et JMX a continué à venir pendant trois années consécutives, il aime l’endroit et on a de nouveau enregistré ensemble. Après trois visites, on a terminé 10 chansons. Après les jams, JMX m’a laissé les enregistrements et j’ai commencé à les retravailler, à écrire des paroles, à mettre les voix et à faire des arrangements, ce qui a abouti à l’album Oceaned. Je connais JMX depuis longtemps, il était producteur d’une partie de Blood and Thunder (1989) de TNJ. J’ai produit « a.o. 13.13 » et « Facing Pictures » pour cet album. Et à coup sûr pour la guitare, il est une influence, il a fait de si bons riffs avec son groupe TC MATIC, dommage qu’ils n’aient jamais été introduits en Espagne à l’époque, c’était un groupe live fantastique !

—Que peux-tu nous dire de ton futur concert au Sinners Day ?

—Le set contiendra principalement les morceaux classiques de TNJ. 2 personnes sur scène, Frank et moi avec un gros son comme d’habitude, et on portera probablement nos lunettes de soleil !! 😉

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