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Interview : aux animaux

par Violeta

Vous en avez assez des chansons qui n’ont rien à raconter ? Les morceaux du groupe aux animaux vous feront réfléchir pendant qu’elles vous enchanteront avec leurs belles mélodies et leurs ambiances rêveuses. Nous avons interviewé Ghosty, conscience et actuellement seul membre du groupe qui jouera les quatre jours du W-Fest sur la scène VIP. Des synthés pour libérer les animaux.

—Est-ce qu’aux animaux, le nom du groupe, est une référence au véganisme ? Pourquoi avoir choisi un nom français ?

—Le nom du groupe, aux animaux, est effectivement une référence au véganisme. Ça fait si longtemps que je suis végane que c’est plus qu’un simple style de vie, c’est une véritable part de ma personnalité. C’est pourquoi je pensais que ce serait une bonne idée de choisir un nom de groupe avec des connotations aux animaux et aux droits des animaux. J’ai mis cinq ans pour trouver un nom. Lorsqu’on a créé le groupe, on était deux, et on n’arrêtait pas de rejeter le nom que proposait l’autre. Parfois, on se mettait d’accord pour un nom, mais avec une recherche sur Google, on se rendait compte qu’il était déjà pris. On voulait un nom unique, pour éviter les confusions sur des plateformes comme Spotify. Quant au nom français, c’est une simple coïncidence. J’ai déménagé huit mois à Strasbourg pour étudier, et j’ai trouvé le nom à ce moment-là. Cela me convenait d’avoir un nom français avec les connotations dont je viens de parler. En plus, j’adorais la symétrie et le son de ce nom. Par contre, presque personne n’arrive à le prononcer correctement 🙂

—Ghosty, vous êtes originaire de Turquie. Comment était la scène synth là-bas, avant que vous ne déménagiez en Suède ?

—Ça fait à peu près 11 ans et demi que je vis en Suède, c’est donc difficile de vous répondre. Si je ne me trompe pas, la scène synth n’existait pas. Je crois qu’il existait cependant une grosse scène techno et une scène de musique alternative/indépendante. Mais je ne me souviens pas vraiment d’une scène synth. Je pense que c’est She Past Away qui l’a lancée. Maintenant, il existe de supers groupes de Turquie, comme Affet Robot, ELZ and the CULT, Jakuzi, pour en citer quelques-uns reconnus au niveau international. Avant, c’était presque un rêve pour les groupes trucs d’être reconnus au niveau international. Je pense que She Past Away ont aussi été les premiers à l’atteindre.

—Vous avez joué de la basse pour une célèbre pop-star en Turquie. Pourriez-vous nous en dire plus ?

—Bien sûr. J’ai joué avec une pop-rock star assez célèbre, comme vous l’avez dit. Je voulais vivre de la musique, au lieu d’avoir un travail et de faire de la musique à côté. Cependant, après un moment, je n’en étais plus satisfaite. J’adorais les tournées, mais après quelques années, j’ai ressenti le besoin de jouer des chansons du genre musical qui me plaisait. Je mourais d’envie de composer moi-même, et de partager mes croyances avec les gens. Ceci étant dit, jouer avec cette équipe a été une incroyable expérience qui a changé ma vie. Tout était géré de façon professionnelle, et j’ai appris énormément sur le business de la musique et j’ai grandi. Les tournées n’étaient pas toujours faciles, bien souvent, on rencontre des difficultés qu’on ne relate pas sur nos réseaux sociaux. Mais au final, c’est nous qui choisissons ce que nous faisons. On le fait, car on aime ça, et qu’il n’y a rien de pareil.

  —Vous rencontrez Jons et vous créez le groupe. Que pouvez-vous nous raconter sur vos débuts ? Qu’avez-vous trouvé de si spécial chez l’un et chez l’autre, qui vous a donné envie de composer ensemble ?

—C’est assez drôle. J’ai suggéré de commencer un groupe au hasard, en plaisantant à moitié. Vous savez, parfois vous buvez une bière avec vos amis, et l’un d’eux dit, « Créons un groupe », tout le monde est super enthousiaste à cette idée, mais rien ne se passe. Eh bien Jons l’a pris au sérieux ! À l’époque, il ne savait même pas ce qu’était un synthé, et il était pianiste de musique classique. Le jour d’après, il m’avait déjà envoyé un fichier Garage Band avec une suggestion de chanson. C’est là que tout a commencé. Il a appris la production seul, puis a coproduit, mixé et masterisé le premier EP. Il a également acheté quelques bons synthés. C’était aussi motivant pour moi. J’avais toujours été bassiste, et avant aux animaux, je n’avais jamais chanté dans un groupe. J’ai aussi commencé à jouer du thérémine, qui est maintenant très important pour mon show. Malheureusement, ça a fini par être beaucoup trop pour lui, étant donné qu’on faisait tout nous-mêmes et qu’on n’était chez aucun label. Il n’aimait pas les tournées, car il n’en avait jamais fait avant. Il a quitté le groupe il y a un an, à peu près. Depuis, je travaille seule, mais sa signature figurera sur le futur EP, et accompagnera la mienne.

—Est-ce difficile de démarrer un groupe comme le vôtre en Suède ? Comment votre musique a-t-elle été reçue ?

—Dès le début, ça a été très difficile. On ne connaissait personne dans le business, et on ne connaissait personne de la scène synth à Stockholm. J’y ai déménagé après avoir vécu à Istanbul. Jons était un introverti qui passait du temps avec ses amis d’un groupe surréaliste. De plus, j’ai vécu en France pendant un moment après la création du groupe, et on a dû tout apprendre de A à Z, ce qui nous a pris du temps. J’ai réussi à dégoter des contrats pour jouer dans plus salles et c’est là qu’on a commencé à intéresser le public synth de Stockholm. J’ai également commencé à me faire des relations à la discothèque Synth After Work, et en allant à des concerts organisés par Klubb Död. L’année dernière a vraiment changé la donne pour moi.

—Vous avez dit que votre projet est né de l’amour des sons de synthés des années 80. Avez-vous commencé à aimer ces sons grâce à des groupes modernes comme SURVIVE ou Chromatics ou aimez-vous aussi les groupes des années 80 ?

—Je pense que ça a à voir avec le fait qu’on a tous deux grandi dans les années 80. On était nostalgiques de l’époque et de ses sons. Bien sûr, il y a des groupes des années 80 que j’aime, comme New Order, Kraftwerk, Bauhaus, Siouxsie and the Banshees, Ultravox, etc. C’est difficile de tous les citer :).

—Quels synthés utilisez-vous ?

—On utilisait principalement le Roland Juno 60, le Dreadbox Erebus, le Moog Sub37, et beaucoup de synthés virtuels de Logic Pro. 

—Vous avez également confessé votre amour pour la musique de John Carpenter. Aimeriez-vous composer une bande-son ? Nous avons assisté à son concert il y a quelques années au Primavera Sound, et c’était impressionnant.

—Composer une bande-son est effectivement l’un de mes rêves ! J’aimerais faire une bande-son live d’un vieux film d’horreur muet dans un cinéma, mais je n’ai pas encore réussi à obtenir un contrat avec un réalisateur indépendant. C’était quelque chose qu’on voulait faire avec Jons, cependant, depuis qu’il a quitté le groupe, j’ai proposé à Alex de Then Comes Silence de le faire ensemble. J’adorerais composer une bande-son pour un film, encore plus s’il s’agit d’un film d’horreur, car je suis une grande fan du genre.

—L’une de vos influences est le trip hop, ou du moins, vous avez reconnu être fan de Portishead et de Massive Attack. Pensez-vous qu’on peut entendre ces influences dans votre musique ?

Portishead est mon groupe préféré. Je les écoute sans me fatiguer depuis plus de 20 ans, et je pense que ce sont des génies. Je pense qu’on peut entendre ces influences dans la voix, car Beth Gibbons est ma référence en tant que chanteuse. Vous voyez toutes les voix de tête que j’utilise ? C’est de là qu’elles viennent. Je pense que le solo de synthé de « Black Holes » est inspiré du solo de synthé épique qu’on retrouve à la fin de leur chanson « Machine Gun » qui était notre morceau préféré de Portishead.

Le groupe a produit son premier EP et a enregistré lui-même sa première vidéo. Pensez-vous que le concept DIY est très important de nos jours, étant donné que l’industrie de la musique ne connaît pas vraiment sa meilleure époque ?

—Oui, de plus, on n’avait pas vraiment le choix. Comme je l’ai dit plus haut, on ne connaissait personne et on n’avait pas d’argent. On n’avait pas d’autre choix que celui de tout faire nous-même. J’ai enregistré et édité moi-même les trois premières vidéos. Pour « Phonophobia », qui figurera sur l’EP Sophomore, on a eu de l’aide extérieure, de la part de nos amis. Mon ami Lars Villumsen de Copenhagen s’est proposé pour mixer la chanson, et c’est une compagnie suédoise qui s’est occupée du mastering. Yigit Sen, qui est également originaire d’Istanbul et qui vit en Suède, a filmé la vidéo, et mon amie Helen Lindhult, avec qui je suis DJ, a joué dans cette vidéo. J’aime l’idée de travailler avec mes amis, car en général, ils partagent ce que j’aime et mes intérêts, et je peux leur dire le fond de ma pensée s’il y a quelque chose qui ne me plaît pas. Tout devient beaucoup plus personnel que si vous payez quelqu’un que vous ne connaissez pas. D’ailleurs, j’ai reçu une offre de la part d’un label plus tôt cette année, mais je l’ai refusée, car ils ne me proposaient rien que je n’avais déjà accompli moi-même, mais voulaient 33 % de ce que je gagne. Bien sûr, je ne refuserai pas l’offre d’un label qui me correspond, et qui voudrait vraiment faire évoluer aux animaux. Il y a énormément de labels de la scène goth/wave/synth avec lesquels je souhaiterais travailler.

—Comment s’est déroulé l’enregistrement de votre premier EP, Black Holes ?

—Tout l’enregistrement est fait maison. J’ai tout enregistré dans ma chambre et mon salon. Jons a fait la même chose de con côté. On travaillait beaucoup séparément, et on discutait de nos idées plus tard. On écoutait une chanson seulement avec le piano et les voix, pour avoir une idée de son rendu. Jons avait lu une interview de Vince Clarke, où il mentionnait que c’était la meilleure façon de voir si une chanson allait fonctionner, et que tout n’était pas qu’une question de son. On a procédé de cette façon pour la plupart de nos chansons.

Vos paroles sont très politiques et sociales. Selon vous, dans quelle mesure les chansons peuvent changer les gens ?

—C’est difficile de savoir, car le changement n’a pas lieu en une nuit. Je pense qu’on peut provoquer les gens avec des paroles, et ouvrir la discussion. Peut-être que la chanson fera réfléchir une personne sur cent. Grâce aux paroles, on peut aussi créer une solidarité parmi les gens qui écoutent le groupe et qui ressentent la même chose à propos de la vie. Je crois que oui, c’est important en tant que musicien de se positionner politiquement parlant. C’est important de se battre pour les choses en lesquelles on croit. Les injustices sont tellement nombreuses dans notre monde, c’est une façon de contribuer, même sur une petite échelle.

—Votre chanson « The War » parle des droits des animaux et du véganisme. Le groupe a tourné une vidéo avec le groupe de libération des animaux, Tomma Burar. Comment avez-vous eu l’idée de tourner cette vidéo ?

—À l’époque, je suivais activement les différents groupes véganes. J’assistais à des conférences et je participais à des ateliers, et Tomma Burar était assez actif sur le plan de la libération des animaux. J’étais très impressionnée par les actions qu’ils entreprenaient. Ils volaient des animaux dans des fermes sans cacher leur identité, même si cela voulait dire qu’ils pouvaient terminer en prison. Tout en faisant ces opérations, ils filmaient la façon dont vivaient les animaux dans chaque ferme où ils réussissaient à pénétrer. J’ai contacté l’activiste Martin Smedjeback, qui est plutôt célèbre au sein des cercles activistes véganes ici, pour lui demander si je pouvais emprunter leur vidéo et l’éditer pour « The War ». Le groupe a accepté, et c’est ainsi qu’est née la vidéo.

—Jons a quitté le groupe, car il ne voulait pas faire de tournée, c’est ça ? Est-ce que c’est difficile de continuer seule ? Comment aux animaux a-t-il changé depuis qu’il n’est plus là ?

—Lorsqu’on a commencé le groupe, Jons n’avait jamais joué en groupe avant, et n’avait jamais fait de tournées. Je pense qu’il avait déjà donné quelques concerts de piano, mais c’est une expérience complètement différente. Pour lui, c’était très difficile de passer autant de temps pour les bookings, le transport, et les déplacements. Quand on est un groupe DIY de deux personnes, ça représente énormément de travail. On ne partageait pas cette passion et on s’est séparés. Les tournées, ce n’est pas pour tout le monde, on le fait uniquement si on aime ça.

Travailler solo a ses avantages et ses inconvénients. C’est plus facile de booker des concerts pour moi. La première année où nous avons joué ensemble, j’ai dû refuser plein de propositions, car il ne pouvait pas être tout le temps disponible. Un groupe qui refuse les offres, ce n’est pas très apprécié. Maintenant, je peux dire oui à tout ce que je veux. Je peux également répéter et voyager comme je le veux. Cependant, sur scène, je préférerais jouer en groupe. Lorsqu’on est seul sur scène, tous les yeux sont rivés sur nous. C’est plus relax si vous avez un compagnon sur scène avec qui vous pouvez interagir et vous amuser.

D’un point de vue créatif, ça me manque de ne pas travailler avec quelqu’un. À deux, chacun apporte sa contribution, et on sort de sa zone de confort. Je pense que j’ai besoin de ça pour composer de nouvelles chansons. À l’avenir, je vais probablement travailler avec quelqu’un d’autre, mais je ne sais pas encore s’il s’agira d’un membre du groupe à part entière ou d’un coproducteur. Le temps le dira.

—« Phonophobia », de votre futur deuxième EP, parle de l’hyperacousie (sensibilité au son). Pourriez-vous nous parler de ce problème plus en profondeur ?

—Bien sûr, c’est un sujet toujours sensible pour moi, car ça a vraiment été le pire moment de ma vie lorsqu’elle a empiré il y a quelques années. L’hyperacousie varie d’une personne à l’autre. Chez moi, certains sons me posaient problème, mais pas tous. Ça fait dix ans que j’en souffre, j’ai eu des hauts et des bas, mais lorsque j’ai écrit « Phonophobia », j’étais au plus bas. La dernière fois que j’ai essayé de jouer cette chanson en live en novembre, quelques mois avant la sortie, je n’ai pas pu, j’ai senti que j’allais me mettre à pleurer sur scène. Je me souviens que je me sentais assez seule, car les gens ne ressentent pas ce genre de sensibilité et ne comprennent pas ce que vous traversez. Maintenant, j’essaie de me créer un environnement pour éviter les sons qui me gênent. Je me sens beaucoup mieux, et je pense que je suis désormais capable de jouer « Phonophobia » en live. 

Le prochain EP du groupe s’appellera Stockholm Synthrome. Quand allez-vous le sortir et que pouvez-vous nous dire sur cet EP ?

—J’espère sortir l’EP en février ou au plus tard pour mars 2020. On a composé et enregistré les chansons avec Jons l’année dernière, mais on a dû retarder la sortie, car Jons n’a pas pu terminer le mixage à temps. Heureusement, Alex Svensson de Then Comes Silence mixera les nouvelles chansons qui figureront sur le nouvel EP. Ce sont de nouvelles chansons inédites, et je suis vraiment contente qu’Alex ait accepté de les mixer. Je crois qu’il est très créatif et talentueux, et on a des goûts très similaires. Il apportera une jolie touche goth aux nouvelles chansons.

Comment avez-vous commencé à jouer du thérémine ? Connaissez-vous l’incroyable histoire de Léon Theremin ? Il existe un documentaire très intéressant, appelé Theremin : An Electronic Odyssey.

—Oui, d’ailleurs j’ai regardé le documentaire, il est incroyable. Je connais bien la vie de Léon Theremin, car j’ai lu Theremin : Ether music and espionage d’Albert Glinsky lorsque j’ai commencé à en jouer. Si je me souviens bien, le documentaire en parlait aussi. C’est incroyable d’apprendre comment un violoncelliste et physicien finit par inventer le premier instrument électronique du monde tout en devant accomplir des tâches pour le gouvernement soviétique. Sa vie est digne d’un film.

Ghosty, vous avez également des projets parallèles, l’un sous votre nom artistique, Ghosty, un autre avec David de Jupiter-C et enfin un avec Jonas Fransson (from Then Comes Silence). Que pouvez-vous nous en dire ?

—Le projet que j’ai créé avec Jonas est vraiment passionnant. On essaie de nouvelles choses, je ne ferai donc pas de spoilers pour le moment. Je dirai juste qu’on a bien l’intention de jouer en live autant que possible, même si on est que deux. Le projet sera donc constitué en live de batterie, de basse, de voix et de thérémine, et de beaucoup de pistes enregistrées. On essaie de réserver autant de temps que possible, car on a tous les deux nos propres groupes. Avec un peu de chance, l’hiver nous laissera du temps pour travailler sur le projet.

J’ai été très occupée avec aux animaux et je n’ai pas vraiment eu le temps de m’atteler à mon projet solo, Ghosty, car aux animaux est en quelque sorte devenu un projet solo, et que je ne ressentais pas le besoin d’avoir un autre projet solo. De plus, j’ai également évolué d’un point de vue musical et je ne suis pas sûre de continuer ce projet.

Mon projet avec David est pour le moment en pause, car il a certaines responsabilités dont il doit s’occuper dans sa vie privée. Je ne sais pas s’il pourra continuer de travailler avec moi à l’avenir. C’était passionnant, mais aussi difficile, car on vit dans des pays totalement différents. Mais on a pensé que si nos amis communs d’Algiers le faisaient, on pourrait le faire aussi. Bien sûr, les membres d’Algiers se connaissent depuis leur enfance à Atlanta, tandis que David et moi, on ne s’est jamais rencontrés en personne. Mais comme on a des diplômes en littérature et des intérêts communs, comme la darkwawve, la coldwave et la science-fiction, on a pensé que ce serait cool de travailler ensemble.

—Vous dites que vos concerts sont plus darkwave. Comment les décririez-vous à quelqu’un qui n’a pas eu l’opportunité de vous voir en live ?

—L’atmosphère que je crée est plus sombre, et le show se dirige plus vers le style goth. J’utilise le thérémine qui donne la sensation que la scène est hantée. C’est différent de ce qu’on entend sur l’EP. C’est un peu comme la cuisine, lorsque vous mixez les différents ingrédients d’une certaine façon, vous obtenez la recette que vous voulez.

Quels sont les plans du groupe pour l’avenir ? De futurs concerts ?

—Avec aux animaux, je donnerai quelques concerts à la fin de l’année. Le 4 novembre, j’ai joué en première partie de She Past Away à Prague, et j’ouvrirai la soirée pour les concerts de Hante. et de Solveig Mattildur à Copenhague le 29 novembre. Aux alentours de février/mars 2020, je prévois de sortir le nouvel EP Stockholm Synthrome.

En ce moment, j’essaie de booker des concerts et des festivals pour l’année prochaine. Pour le moment, je joue au W-Fest en Belgique, et j’ai vraiment hâte. Je suis vraiment enthousiaste à l’idée de faire partie de cet incroyable line up. C’est vraiment super de voir son nom aux côtés de tous ces grands noms et artistes que j’adore. Je booke également d’autres concerts. Comme ils ne sont pas encore confirmés, je n’en parlerai pas plus, mais avec un peu de chance, je donnerai mon premier concert à Istanbul, ma ville natale, avec aux animaux l’année prochaine.

J’ai également l’intention de prendre une direction plus darkwave après le futur EP.

—Vous allez jouer sur la scène VIP du W-Fest. Que pouvez-vous nous nous dire sur votre concert ?

—Pour le W-Fest, je donnerai un concert acoustique les quatre jours du festival. L’année dernière, on a fait un mini set acoustique avec Jons au Royal Theatre de Stockholm. Je pense faire quelque chose de similaire, mais j’aimerais vraiment essayer de sortir de ma zone de confort et de rendre ce concert spécial pour tout le monde. Heureusement, j’ai largement le temps d’y réfléchir.

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