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Signal Aout 42 : Insurrection

par François Zappa

À cause de notre mois de juin rempli de festivals, nous n’avons pas pu sortir notre critique de l’un des disques qu’on attendait le plus cette année : Insurrection de Signal Aout 42. Sorti le 7 juin, c’est le 7e album du groupe belge d’EBM, que nous avons interviewé il y a quelques mois. Il aura fallu attendre six ans pour avoir le nouveau disque de SA 42, mais l’attente, sans nul doute, a valu la peine. Le projet de Jacky Meurisse a été très important dans la création et l’évolution de l’Electronic Body Music. Ce disque est l’ultime chapitre (pour le moment) de l’histoire du genre. Vous pouvez le commander ici : signal.aout.42@skynet.be

Boum : le disque commence avec «Under Pressure», le morceau le plus court, mais qui constitue une introduction parfaite à ce que nous allons pouvoir écouter par la suite : des basses hypnotiques et insistantes, des rythmes lourds, et des lignes de synthé menaçantes. «Technocra (z) y» et «Welcome to Reality» sont les deux premiers morceaux à se démarquer : ils sont durs et incarnent l’exemple parfait de ce qu’est l’EBM. «Out of Control» commence avec des voix sinistres, qui nous rappellent des éléments de l’EBM et de la techno de la fin des années 80. Il continue avec des claviers des années 80-90 , et un rythme oppressant. Le tout crée l’un des meilleurs morceaux du disque. S’il passait en discothèque, on serait sûrement ceux hors de contrôle. «Le Bien-Le Mal» est un morceau agressif, presque industriel. Dans «Insurrection», Jacky chante en français, et avec «Honor and Justice», c’est celui dont on apprécie le plus la production. Imaginez qu’on leur enlève les voix, et ce sont des tubes de techno qui résonneraient à nos oreilles. «Dance Until the Sun Rise Again» nous ordonne de danser jusqu’au point du jour, et avec des morceaux comme celui-ci, ce n’est pas difficile. «Black Snow» est inquiétant, obscur, et sinistre, avec une puissante basse. Le voyage se termine avec «The New World», le calme après la tempête, et un peu d’espoir qui vient apporte une pointe de lumière à l’obscurité du disque.

Avec un ami, je parlais du fait que, plus on s’immerge dans un style de musique et plus on en saisit les nuances, tout comme les Esquimaux qui, remarquant les différences de la neige, lui donnent plusieurs noms. C’est pour cette raison que ce disque est un achat obligatoire pour tout fan d’EBM: une œuvre qui actualise le genre en 12 morceaux, futurs classiques du genre, remplis d’incroyables détails que le connaisseur découvrira avec plaisir. Et pour celui dont l’initiation commence à peine, il constitue un échantillon de ce qu’a été et sera l’EBM au XXIe siècle.

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