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Reconvalescent – Progress of Nothing

par Rémi

Avec son univers de metal industriel avant-gardiste, le groupe serbe Reconvalescent étonne à plus d’un titre. Nous vous proposons un voyage onirique fait de sonorités étranges et d’inattendu à travers The Progress of Nothing, 3e EP du groupe. Paru le 29 janvier 2021, il disponible au format numérique.

The Progress of Nothing est à l’image d’une créature qui hante les profondeurs de l’inconscient humain. Les contours de ses formes sont indistincts et mouvants. Lorsque l’on pense s’approcher et que ces dernières semblent se préciser, la créature change de nature, parvient à se jouer de nos sens et à nous entraîner plus loin dans son sillage.

L’expérimentation est la clef de voûte de l’univers musical de Reconvalescent. L’EP s’ouvre sur un titre relativement court dont la matière sonore semble tourner en rond. De cette ambiance lointaine émerge une mélodie glaçante que l’on pourra retrouver à la fin de « Consume me », le second titre. Ce dernier se construit progressivement sur une série d’accords de guitare. La voix est désincarnée et devient gutturale avec l’entrée fracassante de la batterie. Fracassant est le terme adéquat pour parler de « Reconstructivist » qui se rapproche le plus d’une esthétique metal plus « classique ». L’impact de la batterie est omniprésent, les riffs sont gras à souhait et tout semble être prêt à se dérouler à la manière d’une chanson à la structure normale. Toutefois, les changements de tempo, le brusque temps de silence vers la moitié du titre et sa fin à l’image d’une machine qui s’arrête de fonctionner créent du dynamisme et des effets surprenants. « I Will Show You Every Part of Me, Even the Darkest Ones » est le titre le plus long avec ses 8 minutes. Il offre un moment de relative quiétude, un moment qui invite à la méditation. Entre riffs hachés et violents, sonorités épurées puis d’une violence magmatique, « Ghost of Story » dresse un tableau débordant d’imagination. Enfin, « The Progress of Nothing » clôt l’EP. Il est une sorte d’image miroir du premier titre, par sa durée qui est presque identique à « Cult of Solaria » et par ses sonorités relativement proches. Très épuré, il en suspend comme figé dans l’espace.

Reconvalescent fait preuve d’un savoir-faire original, mais dont le résultat est riche en images et en paysages sonores. L’on ne saurait que trop vous recommander de vous plonger au cœur de l’univers de The Progress of Nothing en attendant de nouvelles créations de la part du groupe.

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