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Interview : Alien Vampires

par Violeta

Peu de choses aussi brutales et controversées que le groupe Alien Vampires sont sorties d’Italie. Avec cinq albums à son actif, le groupe nous a attirés un peu plus en Enfer. Nous avons parlé avec Nysrok Infernalien, quelques jours avant le concert du groupe au DarkMad, le 26 octobre. Jamais plus vous ne regarderez les nonnes de la même façon.

—Nysrok, vous avez joué dans des groupes de métal par le passé (Aborym, Bloodline, Vermiin). Selon vous, comment votre expérience dans le black metal a-t-elle été incluse dans le son d’Alien Vampires ?

—Je dois préciser que j’étais membre d’Aborym, j’ai enregistré et composé trois albums avec eux : Fire Walk With Us, With No Human Intervention et Generator. Pour ce dernier, j’étais le seul guitariste, et je faisais les guitares rythmiques et solo, ainsi que les claviers. Pour le premier album, Kaly Yuga Bizzarre, j’ai juste enregistré les solos. Bien sûr, je peux vous affirmer que j’ai influencé les autres membres du groupe pour ce qui est du look. C’est ainsi que le cyber black est né. Pour Bloodline, j’ai juste fait les claviers sur Werewolf Training. Avec Vermiin, j’ai enregistré en tant qu’invité. Le black metal sera toujours présent dans mon cœur, même si aujourd’hui je joue d’autres genres de musique. Bientôt, je dévoilerai mes nouveaux projets Infernalien (death industrial) et Hell9 (evil trap), mais les secrets du son d’AV résident dans ma relation avec Daryl/Nightstalker. Ça fait 13 ans qu’on tourne ensemble et qu’on partage tout. Je le considère comme un frère.

—Comment un groupe aussi radical est-il considéré en Italie ? Je suppose que vous n’avez pas beaucoup de fans au Vatican.

—Je vis à Londres depuis 2008, je ne saurais pas quoi vous répondre. Si vous voulez, je peux vous parler de ma vie à Londres, et de mon quartier, Homerton.

—Comment le groupe est-il né ? Au début, il n’était composé que de Nysrok et Nemesis, non ?

—J’ai eu l’idée du concept d’AV aux alentours de 1997. Je vivais à Londres, et je faisais la fête du lundi au dimanche. Le groupe est officiellement né en 2003, un an avant la sortie de I’m Dead Fuck You.

—L’EBM joue un rôle important dans votre son. Au DarkMad, vous allez jouer avec beaucoup de groupes d’EBM. Lesquels vous ont influencés ?

—Je ne peux pas nommer d’influences, mais on écoutait Covenant, Apoptygma Berzerk et Fields of the Nephilim.

—Votre premier EP, I’m Dead Fuck You, est sorti en 2004. Comment cet artefact aussi polémique a-t-il été accueilli ? J’ai lu quelques bonnes critiques.

—À l’époque, on était trop extrêmes pour la scène. Après la sortie de Nuns Are Pregnant, tous les groupes ont commencé à utiliser des symboles religieux, blasphématoires ou sataniques dans la scène industrielle.

—Pour vous, c’est quoi l’Evil Body Music ?

—Être conscient de la réalité, et la réalité est maléfique.

—Dans votre premier album, Evil Generation, on retrouve une reprise de « Satanic Propaganda » de Diabolos Rising. En outre, vos chansons parlent souvent de satanisme. Sur une échelle de 1 à 10, à combien se situe votre niveau de satanisme ?

—110.

No One Here Gets Out Alive, votre deuxième album, a été distribué en Belgique (tout comme les quatre autres) par Alfa Matrix. L’EBM est très importante dans ce pays. Le groupe y a joué quelques fois, comment est le public là-bas ? Pour plaisanter, je dis toujours que EBM signifie Electronic Belgian Music.

—Le public belge est incroyable et adore danser. On veut y retourner, et notre label Alfa Matrix est le meilleur.

—Qu’est-ce que vous avez contre les nonnes ? Elles sont cools, même la mère de Freddy Krueger en était une.

—On n’a rien contre les nonnes, on pense juste qu’elles devraient pouvoir s’amuser et faire l’amour.

—Votre album de 2009, Fuck Off and Die, compte de belles collaborations avec In Slaughter Natives et Suicide Commando (qu’on retrouve également dans Harshlizer). Comment avez-vous fait leur connaissance ? Le groupe a également remixé l’une des chansons de Suicide Commando, non ?

—On a toujours aimé les deux groupes. Ils nous respectent, c’était facile de collaborer avec.

—Imaginez que le groupe est invité par erreur à un festival de métal chrétien. Que feriez-vous ?

—On se déshabillerait.

—Dans votre album de 2010, Harshlizer, on retrouve la chanson « She’s on Drugs (more than me) ». Ce n’est pas la première fois que vous faites référence aux drogues. Aimez-vous prendre de la drogue lorsque vous composez ou que vous jouez en live ?

—Ouais, on aime essayer de composer sous l’effet de la drogue pour expérimenter. Dans le passé, on avait pris du peyote avant un concert à Tijuana. C’était vraiment très drôle, on rit toujours quand on voit nos photos.

Clubbers Die Younger est le nom de votre EP de 2012. Le son du groupe inclut des éléments de la trance, de l’électro et de la techno. Vous considérez-vous comme des clubbeurs ? Quel genre de musique électronique vous intéresse ?

—Bien sûr, mais les clubbeurs ne sont pas morts, hahaha. On aime tout, du power noise au trap.

—Votre dernier album s’intitule Drag You To Hell. Selon vous, comment votre musique a changé ?

—Notre musique n’a pas changé, elle a évolué. On peut tout jouer, de la guitare, de la batterie, etc., mais notre marque sera toujours le harsh. On ne regrettera jamais ce qu’on a fait, et on fera toujours ce qu’on veut.

—L’année dernière, vous avez sorti deux EP jumeaux. Quelle est l’idée derrière ? Pourquoi deux EP ?

—Tout est une question de dualité.

—Quand allons-nous avoir droit à un nouvel album d’Alien Vampires ? Que s’est-il passé avec London Paranormal ?

—Le nouvel album sortira en 2020, mais il se peut qu’on change le titre.

—Quel est votre film de vampire préféré ? Ne me dites pas Twilight.

—Blade.

—Que pouvez-vous nous dire sur Speed Injektion ? Est-ce un projet secondaire pour faire des remix, ou est-ce que vous avez prévu de faire autre chose ?

—On voudrait sortir du nouveau matériel bientôt, mais on veut qu’il soit spécial.

—Comment voulez-vous qu’on se souvienne d’Alien Vampires ? Si vous pouviez écrire quelques lignes sur le groupe, pour Wikipédia ou Allmusic par exemple, que diriez-vous ?

AV étaient de véritables Destrudo.

—Que pouvez-vous nous avancer sur votre concert au DarkMad ? Des surprises ?

—On va faire danser tout le monde.

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