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Chemical Waves – Even When We Fall Apart

par François Zappa

Dans ce monde, il y a des groupes qui enregistrent quatre albums en 30 ans, et d’autres artistes qui composent avec une facilité incroyable. On dirait que c’est le cas de Chemical Waves, le projet de Marco Cattani (également membre de Halo Effect). On vient à peine de finir notre critique de son dernier album que l’on apprend déjà qu’il en a un nouveau prévu pour juin. Le premier album de Chemical Waves, The Garden of Forking Paths (titre d’un poème de l’auteur argentin Borges) est sorti en 2012. Il a ensuite été suivi par plusieurs singles avant que le projet ne fasse une pause. Dans tous les cas, Marco Cattani n’a jamais arrêté de faire de la musique, et utilisait le pseudo de The Mark pour sortir ses albums en 2018.

Pour ce nouveau travail sorti chez Unknown Pleasures Records, Marco a collaboré avec plusieurs chanteurs et chanteuses pour chaque chanson (à l’exception de deux courtes instrumentales). Il a adapté les morceaux au style des artistes et créé un album très varié qui inclut de la darkwave, et même des chansons de minimal synth. La pochette est un hommage au défunt Vaughan Oliver, créateur des magnifiques pochettes du label 4AD.

C’est avec les yeux fermés qu’on commence par écouter Even When We Fall Apart, et la peur de tomber (et de s’effondrer) rend notre respiration difficile. Dans « Denied », on est accompagné de Bedless Bones (Lettonie) qui nous accueille pour ce morceau de darkwave accrocheur. Des batteries rappelant Joy Division introduisent « The Only Way », où Closed Mouth (France) nous plonge dans un environnement sombre et dangereux. Lorsqu’on arrive à « The Sphinx », c’est Hiv+ qui nous attend avec des poèmes d’Oscar Wilde, et qui nous fait voyager dans les années 80 où on retombe amoureux pour la première fois de la musique goth. Le duo de coldwave Virgin Tears (Allemagne) nous emmène dans un autre monde avec « The Graves of Our past », mais cette fois, le voyage est uniquement spirituel : pendant un instant, on croit avoir atteint un genre de paix intérieure. On est si paisible qu’on parvient à s’endormir pendant un court interlude. Jason Sloan, en tant que personnification de L’Avenir nous attend dans « Hymn », et prouve qu’il est possible de créer un hymne minimal sans perdre la moindre dose d’émotion. Antiflvx (Colombie) nous guide sur les chemins glacés de « Void and Light ». Comme la nuit qui suit le jour, on arrive à « The Sparkles in your eyes » avec Egoprisme, et la lumière tout comme l’envie de danser prend notre contrôle. RjVj chante dans « Desire’s Web », et d’un coup on réalise qu’on est immobilisé dans la toile qui donne son nom à la chanson. Cependant, il est possible que l’album nous ait capturés bien avant sans qu’on s’en rende compte.

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