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The City Gates – Age of Resilience

par Rémi

Une fenêtre musicale post-punk s’ouvre à Montréal avec l’excellent quartet The City Gates. Après un premier album, Collapse (2013) ainsi que Forever Orbiter (2018) et un EP Checkpoint Charlie (2017), le groupe nous régale avec leur dernière sortie, Age of Resilience. Paru en juin 2021 sous le label Velouria Recordz et en collaboration avec Icy Cold Records, l’album est disponible au format vinyle, disque compact, cassette et numérique.

Age of Resilience est une vaste toile musicale composée de lumière et d’ombre. Les ambiances très réverbérées offrent une grande amplitude sonore aux onze titres de l’album et plongent l’auditeur dans un univers post-punk imprégné de shoegaze et de coldwave (ou « post-punk-gaze », selon les propres mots du quatuor). Les mélodies sont simples, mais d’une efficacité redoutable que d’ondoyantes guitares nimbent de splendides arpèges. Le chant est lointain, pur et vaporeux tandis que le sempiternel duo basse/batterie forme les rouages d’une mécanique rythmique imperturbable. Les effets de fuzz, de delay et une réverbération monumentale sculptent l’univers sonore d’Age of Resilience.

Si les trois premiers titres, « Nowhere Nagasaky », « The Pyre » et « Cape of Good Hope » installent une ambiance très lumineuse, la partie centrale de l’album est quant à elle plus sombre. « Tending A Dead Woman’s Garden », le quatrième morceau nous entraîne dans une rythmique plus nerveuse formée de riffs rapides aux intervalles de notes réduits. Sans que l’on puisse s’expliquer pourquoi, il existe certaines musiques capables de te plonger dans un état second. Naturellement, c’est très subjectif, mais à mon sens, « Roman Empire » est de ceux-là. Incontestablement mon morceau préféré d’Age of Resilience !

Quelques changements heureux s’opèrent d’un point de vue sonore et rythmique du côté de la batterie. Dans « Siegfried 1969 », elle confère un côté « rétro » au titre avec ses sons électroniques. Les patterns de batterie, jusque-là assez statiques et répétitifs, s’offrent de nouveaux reliefs avec les accents de « Claming Race ». La rythmique de « Foghorn’s Cry », radicalement différente de celles des dix autres pistes de l’album. En tant que dernier morceau, le titre constitue une conclusion stratosphérique à Age of Resilience, l’apogée des ambiances qui caractérisent l’esthétique de ce LP.

À travers ses onze pistes, Age of Resilience, le dernier album de The City Gate nous offre un petit voyage au cœur de la musique des années 80 et 90 avec un son délicieusement moderne. Les fans de The Chameleons, Slowdive, The Jesus and Mary Chain, The Sisters of Mercy, Love and Rockets ou Soviet Soviet éprouveront sans aucun doute beaucoup de plaisir à écouter cet album. Pour les autres, on vous recommande chaudement de vous y plonger !

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