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Mandivula : Nonsense

par François Zappa

La nouvelle œuvre de MANDIVULA, projet instrumental de Germán Sánchez, également membre de la formation de post-punk Des Âmes Libres est arrivée à nos oreilles. L’EP intitulé Nonsense est sorti en février et a été mastérisé par Pedro Pina, à Substancia Laboratorios. MANDIVULA avait fait ses débuts avec un morceau, « Computer World (Kraftwerk Tribute) », en 2016. Vous pouvez écouter ce morceau ainsi que le disque entier sur le Bandcamp de l’artiste.

MANDIVULA plaira aux fans de KVB ou Soft Moon : Germán nous propose une darkwave qui atteint des sommets grâce à une production moderne et à l’utilisation très particulière de l’électronique. Des basses insistantes et menaçantes, des rythmes lourds et une obscurité omniprésente créent une œuvre enregistrée presque uniquement avec de vieux claviers.

Nonsense pourrait avoir comme sous-titre In the Beginning There Was Rhythm (comme la fantastique compilation), car son principe de base est le rythme, et, en utilisant James Brown comme concept, le disque recherche le mouvement corporel, sans truquage bon marché.

Sept morceaux composent l’album. D’abord, nous avons « Disease », où une puissante basse marque un rythme électro survolé par des synthés, créant ainsi une mélodie éthérée qui prend corps de façon inattendue. Dans « My Spine », il convient de souligner la production électronique, depuis le rythme initial aux effets et à la mélodie, qui parcourt le morceau et rappelle Autechre : voici notre petit préféré. « Void », cependant, est un morceau plus lourd et plus oppressant, où l’obscurité envahit tout. « Austerity » possède un rythme marqué et répétitif, incroyablement hypnotique, qui invite à danser sans vraiment la possibilité d’y résister : un autre de nos morceaux préférés. « Glass Bones », autre tube de darkwave, présente une mélodie mystérieuse. « Grey » est une autre merveille sonore, parfaite pour être écoutée avec un casque de qualité pour en apprécier toute la profondeur. Le disque se termine sur « Mute Speech », morceau ensorcelant qui nous emporte pendant presque quatre minutes dans un autre monde dominé par les synthés.

Disque assez varié, Nonsense a sa propre personnalité et nous présente un artiste qui a beaucoup de choses à raconter.

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