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Interview: Wisborg

par Violeta

Wisborg est le nom de la ville proche du château du comte Orlock dans le film muet Nosferatu, mais aussi le nom d’un groupe de Goth Rock qui a enregistré trois albums aussi hypnotiques que les yeux du célèbre vampire. Nous avons discuté avec Nikolas et Konstantin, les deux fondateurs du groupe allemand. Demain, ils joueront au Dark Winter Festival de Liège aux côtés de La Lune Noire, Ductape et Joy/Disaster.

—Le groupe a débuté en 2017, comment vous est venue l’idée de créer Wisborg ?

—Nikolas : On était fatigués des processus de travail inutilement longs de nos anciens projets. Konstantin et moi n’avions jamais composé ensemble auparavant et cela a très bien fonctionné, donc une chose en a entraîné une autre.

—Wisborg est le nom d’une ville du film muet Nosferatu. Dans votre premier album, vous avez également fait référence au Dr Caligari. Que trouvez-vous d’intéressant dans le cinéma expressionniste allemand ?

—Konstantin :Il constitue une approche beaucoup plus artistique du cinéma. L’absence de dialogue met l’accent sur les images.

—Comment avez-vous commencé à vous intéresser au goth rock ? Vous avez nommé Sisters of Mercy et Type-O Negative comme influences, n’est-ce pas ?

—Nikolas :Le goth rock n’est qu’une de nos nombreuses influences. Le son des premières chansons de Wisborg était un peu gothique en raison de nos diverses influences.

—Votre expérience de musicien dans des groupes de métal a-t-elle influencé le son de Wisborg ? Vous écoutez toujours du métal selon les listes de lecture Spotify que vous publiez sur Facebook chaque mois. Pourriez-vous nommer un groupe qui a attiré votre attention dernièrement ?

—Nikolas :On l’entend dans les guitares saturées et l’écriture même des chansons. On met souvent l’accent sur les riffs de guitare au lieu de mélodies sur une ligne de basse comme on l’attend traditionnellement du goth rock.

—Comment s’est déroulé l’enregistrement de votre premier album The Tragedy Of Seconds Gone ? A-t-il été facile d’obtenir en studio votre son ?

—Nikolas :On a eu la chance de travailler avec Achim Dreßler de Wellencocktail Tonstudio à Hanovre, qui a immédiatement eu la même vision du disque que nous. Avec lui, nous avons pu donner vie au son caractéristique de nos démos The Tragedy Of Seconds Gone.

—On pourrait dire que la vie se déroule From The Cradle To The Coffin. Quelle est votre façon idéale de passer ces moments entre le berceau et le cercueil ?

—Nikolas :J’essaie de vivre dans l’instant présent et de faire tout ce qui me donne un sentiment d’utilité, comme la musique, et passer du temps avec les personnes que j’aime.

—Selon l’une de vos interviews, tous vos albums sont existentialistes. Pensez-vous que cette philosophie de pensée est plus nécessaire aujourd’hui ?

—Konstantin :Le « -isme » nécessaire dépend entièrement de vous en tant que personne. Je ne suis pas en position de décider ce qui est le mieux pour le monde.

—Votre deuxième album était plus nihiliste mais Into the Void est plein de vie et sexuel. Comment s’est produite cette évolution ?

—Konstantin :L’amour, le sexe, la mort et l’éphémère ont été mes thèmes lyriques dès le début. Le deuxième album manquait un peu de sex-appeal par rapport à notre premier album, j’ai compensé avec Into The Void(rires).

—Luc Lacroix a rejoint le groupe en tant que batteur live en 2019. Je suppose qu’il est désormais membre à part entière de Wisborg. Selon vous, qu’a-t-il apporté au son du groupe ?

—Nikolas :Luc joue uniquement de la batterie en live et n’est pas impliqué dans le processus d’écriture des chansons, mais à nos yeux, il est membre de Wisborg.

-Le groupe a réalisé des remixes pour Chelsea Wolfe, NIN, Then Comes Silence et Agent Side Grinder, entre autres. Qu’essayez-vous d’exprimer avec vos remixes ?

—Nikolas :Remixer est tout simplement amusant et permet de découvrir de nouvelles façons de développer sa créativité. On adore les artistes avec lesquels on a travaillé, alors quoi de plus logique que de se demander : « Hé, comment sonnerait la chanson si on ajoutait si ou ça ? » ou « Comment l’ambiance des voix changerait-elle si les accords du refrain n’étaient plus du tout les mêmes ? » C’est comme être enfermé dans un magasin de jouets.

—Dans votre dernier album, on retrouve aussi des remixes inclus dans la version CD (pas vraiment dans la version CD mais sous forme de code de téléchargement). Comment avez-vous choisi les artistes qui vous ont remixés ? Quel est votre remix préféré ?

—Konstantin :On a demandé à des amis musiciens, des personnes que nous avons rencontrées au cours de notre voyage musical. C’est toujours cool d’entendre d’autres versions de vos chansons. Ce ne serait pas juste d’en choisir une préférée.

—Comment décririez-vous l’évolution du groupe entre le premier album et Into The Void?

—Konstantin :Énorme !

Dans cet album, vous avez collaboré avec Jørgen Munkeby et Dani Divine. Pourquoi ? Avez-vous apprécié de travailler avec d’autres musiciens ?

—Konstantin :On les a choisis car on a estimé que leur contribution pouvait améliorer les morceaux. C’est le cas à mon avis ! On s’est bien amusés, on collaborera sûrement avec d’autres artistes à l’avenir.

—Comment se passe votre service d’abonnement Patreon ? Il vous aide à vous rapprocher de vos fans ?

—Konstantin :C’est génial d’entrer en contact avec nos fans à un niveau plus personnel et leur soutien financier a beaucoup aidé à la production de Into The Void. On vous aime !

Le groupe a récemment reçu le soutien de la société suédoise Hagstrom Guitars. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ? Est-ce la guitare que vous avez utilisée dans la plupart de vos albums ?

-Nikolas :On utilise des guitares Hagstrom depuis le début, que ce soit en studio ou sur scène. La Super Swede Tremar est mon instrument idéal, je trouve difficile de jouer avec d’autres guitares. On la voit dans tous les vidéo-clips. (rires)

Konstantin, tu joues également dans Morgue Poetry et Kryptotype, que peux-tu nous dire sur ces projets ? J’ai lu dans une interview que vous alliez peut-être sortir de nouveaux titres avec Morgue Poetry cette année, non ?

—Konstantin : Kryptotype est inactif depuis fin 2016, pour diverses raisons. Je n’ai pas l’intention de relancer ce projet. Morgue Poetry d’autre part, est juste endormi, pas mort. On verra si j’arrive à enregistrer de la musique pour ce projet cette année. On est déjà bien occupés.

Konstantin et Luc, vous êtes également dans DEATH CULT 69. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? C’est plus du doom metal, non ?

—Konstantin :J’ai commencé à écrire des riffs de doom pendant la pandémie et j’ai eu envie d’en faire des chansons. Une chose menant à une autre, notre premier EP Join The Cult est sorti en numérique et en cassette (presque épuisé). Si vous voulez toujours vous procurer une copie physique, faites vite : jointhedeathcult.bandcamp.com

Un nouveau groupe de goth rock que vous aimez ?

-Nikolas :Pas vraiment, je suis plus dans le Post Punk en ce moment. Je suis d’autant plus heureux de partager la scène avec Then Comes Silence, Joy/Disaster et Ductape.

Comment avez-vous vécu la pandémie ?

-Nikolas :On a eu la chance de pouvoir donner quelques concerts. Mais on s’est également occupés de l’enregistrement du troisième disque. On a fait beaucoup de répétitions pour adapter les chansons à la scène.

—Que peut-on attendre de votre concert au Dark Winter Festival Liège ?

-Nikolas :Un mélange dément de titres des trois albums, empreint de passion et de souffrance.

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