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W-Fest 2019 : Mercredi

par François Zappa

Sur Terre, il n’existe qu’un seul endroit où les nostalgiques des années 80 et les amoureux de la musique dark se rassemblent, et cet endroit, c’est le W-Fest. Cette année, le festival a placé sa machine à voyager dans le temps qu’on pourrait qualifier de particulière dans la ville belge de Waregem. C’est là que nous nous sommes rendus, pour revivre une époque où le soleil brillait toujours à la télévision. Mais quelque chose d’étrange s’est produit, et au lieu d’arriver dans une décennie où le président des États-Unis est un vieil acteur très mauvais, nous sommes arrivés en 1969, avec des colliers hippies autour du cou, et des lunettes roses et rondes sur le nez. Sur scène, Irish Coffee accordait ses instruments. Instantanément, j’ai pensé : mince ! Puis, je me suis dit : si aujourd’hui nous sommes mercredi, ce n’est donc pas la Belgique.

IRISH COFFEE

Le voyage dans le temps avait créé des anachronismes, et je n’ai pu reconnaître que William Souffreau, membre original de la formation. À ses côtés, quatre merveilleux musiciens l’accompagnaient au fil du répertoire du groupe classique de rock belge. Ils ont commencé avec « Tobacco Fields », puis continué avec « Crazy Old Town ». Quelle incroyable façon de jouer de la guitare ! Ensuite, nous avons eu tout le loisir d’écouter le hard rock de « Walking the Dog » puis un peu plus tard, la classique « The Beginning or the End » que tout le monde a bien accueilli. Nous avons dansé pour « The Show part 2 » et profité du concert. Mais peu après, le temps nous a encore créé des problèmes. Le groupe a dû partir sans jouer l’intégralité de la setlist prévue, qui comportait une version de « Helter Skelter. » Après avoir essayé du mieux qu’ils pouvaient de revenir pour un bis, les membres du groupe ont disparu.

TWISTED NERVE

D’un seul coup, nous étions de retour dans les années 80 avec le son gothique/after punk de Twisted Nerve. Craig est apparu sur scène vêtu de l’une de ses typiques chemises colorées. Le groupe a lancé « Magik of Trance », puis a continué avec « Medusa » et « Yes Man. » À cet instant, j’ai réalisé à quel point TN est un bon groupe. Ils ont un impressionnant front man, le bassiste le plus cool qui soit, l’un des meilleurs guitaristes que nous ayons eu l’occasion d’admirer et un sacré batteur. Ils disposent également d’un excellent répertoire, avec des chansons comme « Strange Sensation, » « Seance, » « Twisted Nervosis », qu’ils ont jouées avec passion. Après un « Five Minutes of Fame » à vous faire vibrer, ils ont joué une reprise des The Stooges, « Search and Destroy, » qui constituait une fin parfaite. Incroyable concert.

THE TRIO EXPERIENCE

Aussitôt après qu’ils aient quitté la scène, le temps a commencé à se jouer de nous de nouveau, et nous étions de retour à Woodstock. Sur scène, nous avons retrouvé une version alternative du trio de Jimi Hendrix. Cette version particulière du groupe du premier guitar hero de tous les temps, appelée le Trio Experience, est composée d’un Hendrix blanc et en parfaite santé, et, bon sang, on peut dire que les trois musiciens savent jouer ! L’un après l’autre, ils ont égrené les morceaux classiques de la formation qui, malheureusement, n’a pu sortir que trois albums. Tous étaient joués à la perfection. Après quelques chansons, les membres de Twisted Nerve sont apparus à nos côtés, capturés dans la même boucle temporelle que nous, et partageant la même confusion que nous commencions à ressentir.

LETZ ZEPPELIN

Ensuite, c’était le tour de Letz Zeppelin et cette fois, les similarités avec le groupe de Jimmy Page et de Robert Plant étaient époustouflantes. Ils ont fait preuve de la même énergie et de la même puissance que LZ à l’époque, du moins, c’est ce que je me suis imaginé. Une setlist choisie avec soin, qui se concentrait sur les morceaux les plus rocks de Led Zepp. Seule l’éternelle « Stairway to Heaven » a permis au public de souffler un peu. Excellent.

FLOYD

Floyd a clôturé la soirée avec une setlist très intense, qui n’avait absolument rien à envier aux vrais Pink Floyd. Cependant, elle était peut-être trop intense pour un dernier concert et un public déjà fatigué. Tous les morceaux étaient joués à la perfection et la sélection était incroyable, mais à cette heure-ci, j’aurais préféré une setlist qui se concentrait sur les tubes. Oui, nous avons pu écouter « Money, » « Another Brick in the Wall » et beaucoup d’autres, mais le voyage dans le temps nous avait épuisés.

La journée touchait à sa fin, et il ne nous restait rien d’autre à faire que d’aller au camping. Et espérer s’éveiller, cette fois, à la bonne époque.

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