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European Dark Fest 2020

par Violeta

Alors qu’on regardait dates européennes pour pouvoir assisté à un concert de Little Nemo, dont on avait malheureusement raté le concert l’année dernière, on a vu que le groupe venait jouer à Valence (et à Barcelone), avec The Invincible Spirit et Sindicato Vertical, pour le European Dark Fest, dans la salle WahWah. Le doute n’était plus permis : c’était l’occasion parfaite d’assister au concert de l’un des groupes qu’on avait le plus envie de voir. La veille, on s’est donc rendus à Alzira, où vit ma mère, et on a loué une voiture pour faire l’aller-retour jusqu’à Valence. Le 28 février, on réussit à se garer à côté de la salle, puis on y pénètre, bien décidés à profiter au max des concerts, avec notre carnet et notre appareil photo en main.

Vêtus de leurs tenues qui s’apparentent à un costume pour aller bosser, Sindicato Vertical, groupe de post-punk d’Alicante, qu’on avait vu il y a quelques semaines à Madrid, se présente sur scène. Après une courte introduction, le groupe joue presque son premier disque homonyme au complet, édité le 30 janvier. Ils commencent sur leur «Sweet Riot», nous montrent leur énergie débordante avec «Post-Truth». On hallucine sur la dextérité à la guitare de Manuel Moreno et Paco Poveda. Le groupe suit l’ordre des chansons du disque, et arrive à «Arrimadas State», où Gerardo pousse des cris martiaux, «Cloned Games», «Decay Fun» (premier single du groupe), «Surf Lines» avec son incroyable ligne de basse, «Rage Against Love» et «Lose Your Soul». Bien qu’on aime leur album, qu’on a d’ailleurs acheté lors de leur concert à Madrid, il faut quand même bien avouer que c’est en live que le groupe brille le plus. Difficile d’exprimer sur un vinyle sa puissance, donc, n’hésitez pas à aller les voir. Ils finissent ensuite sur quelques reprises : pour la première, ils jouent «Ward 81» de nos adorés The Fuzztones, puis la classique «Nowhere Girl» de B-Movie. Mais il fallait bien un mais : malheureusement, on n’a pas eu droit à leur fantastique reprise de Morrissey.

Vient ensuite le tour de The Invincible Spirit, légende allemande de l’EBM, qui a dû se confronter à un public à fond. Le groupe, composé aujourd’hui de Thomas Lüdke et de son épouse Anja Vorel, s’est trouvé face à un public qui connaissait tous les morceaux par cœur et qui, en plus, avait grandi sur leur musique. Le couple commence sur la puissante «A Nation», présentée comme une chanson d’amour. De suite commencent à s’enchaîner les classiques, comme «Contact» (1988), le premier morceau qu’il a sorti comme Invisible Limits, «Love is a Kind of Mystery» et le classique «Devil Dance» (1989), sur lequel les gens n’ont pas cessé de danser. L’un des grands moments du concert a sans aucun doute eu lieu lors de leur reprise de «Atmosphere», de Joy Division, pendant laquelle un membre du public monte sur scène, sans que Thomas s’en préoccupe. On a eu droit à un petit souvenir de son projet du début des années 90, The Mao Tse Tung Experience, duquel le duo joue «Irregular Times», premier morceau de Revolver, pendant que Thomas bataillait contre des câbles qui pendaient du plafond. Il continue ensuite sur l’un des apéritifs de son prochain disque, «Coming Home» avant de reprendre les classiques avec «Showdown» (1994), chantée par tous. La dernière ligne droite est composée de «Provoke You», du classique Current News, «I Hate You», et du mythique «Push!», où le public est devenu fou. C’était la première fois que j’assistais à un concert à Valence, et j’ai été surpris de voir un public aussi engagé. Thomas diminue un peu l’intensité avant de s’en aller sur «Anyway», et d’aller prendre des photos avec des fans.

C’est à minuit et demi que monte sur scène Little Nemo, l’un des grands noms de la coldwave française. On pensait que le concert allait être court, qu’ils allaient jouer leurs morceaux les plus célèbres, et bien non ! On a été plus qu’agréablement surpris d’avoir eu le droit à un concert de pas moins d’une heure et demie, composé d’un set complet de 20 morceaux, qui a largement compensé le fait de ne pas les avoir vus l’année dernière, au W-Fest. Le groupe commence sur «Counter-Clock World», et peu à peu, le public s’échauffe. J’ai adoré le travail du batteur, grand créateur d’atmosphères. Les voix sont réparties entre Nicolas Dufaure, qu’on a eu la chance de saluer pendant les autres concerts, qui était à la base le bassiste du groupe, puis est devenu guitariste, et Vincent Legallo, qui a parcouru le chemin inverse. Après «New Flood» (1989), ils voyagent encore plus loin dans le temps pour jouer l’irréelle «Empty House». C’est la jolie mélodie des claviers de «You Again» qui introduit le premier morceau de Turquoise Fields, dont le groupe célébrait le 30e anniversaire pendant cette tournée. Le groupe effectue ensuite quelques arrêts dans Past and Future, comme la mythique «Seconds», «La Ballade Des Pendus», chantée en français par le bassiste et «Alan’s Waiting». Entre ces deux morceaux, « Julia» sert d’hommage à leur ami Thierry d’Asylum Party, mort il y a peu de temps.

De Sounds in The Attic, le groupe joue «Sandcastle». Le bassiste commence ensuite à chanter la magnifique «L’Heure d’Hiver», signant le retour au fabuleux Turquoise Fields. On nous régale ensuite de «Cadavres Exquis» et «Running to the Sun», l’un de nos morceaux préférés, que le groupe n’a pas beaucoup joué par le passé. Sur «À une Passante» (1989), c’est de nouveau au tour du bassiste de chanter, toujours accompagné des claviers enchanteurs. Le groupe enchaîne par la suite des classiques comme «Les Vallées du Songe», sorti sur la première cassette du groupe, qui est paradoxalement suivi du morceau le plus récent de la setlist, «Last Sunset» (Out of the Blue).

Le groupe termine ensuite sur deux morceaux parus sur la version longue de Turquoise Fields: «City Lights» et son énergie presque punk et «Love is a Lie», dont le refrain me rappelle «Love is To Die» de Warpaint. S’il y a un morceau parfait pour faire ses adieux, c’est bien «Be Seeing You». On espère les revoir très bientôt, et par la même occasion, on vous rappelle qu’en 2022, ce sera le 30e anniversaire de The World is Flat, duquel ils n’ont joué aucun morceau. Une nuit magnifique avait touché à sa fin et c’était l’heure de rentrer. 

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