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Budapest

par François Zappa

Budapest n’est pas seulement le nom de la belle capitale de Hongrie. C’est aussi un nouveau groupe de post-punk argentin qui, après sa formation il y a trois ans, est sur le point de sortir son premier disque. Nous avons eu la chance de pouvoir écouter certains de ses morceaux, comme « Entre venenos », « Espasmos » ou « Ruinas ». Et on a très envie d’écouter le disque au complet. Pendant ce temps, vous pouvez lire notre interview pour mieux connaître le groupe.

—Pouvez-vous nous raconter vos débuts, comment s’est formé le groupe ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

—Le groupe s’est formé au début de 2016, dans le but de créer quelque chose de nouveau qui canalise les goûts des membres du groupe. Depuis, chaque répétition est aussi productive que la première. Depuis ses débuts, Budapest n’a pas changé de formation : Cristian Altamirano à la basse, Braian Fernández a la batterie, Fabián Mendoza a la guitare et Emiliano Montenegro a la voix/claviers.

—Vous êtes de Buenos Aires. Pouvez-vous nous parler de la scène post-punk de là-bas ?

—Oui, c’est ça, on est du sud de la ville de Buenos Aires. Le post-punk n’est pas un style très commun parmi les groupes qui se forment ici. Ces dernières années, quelques groupes avec ces influences ont été créés. Je crois qu’on fait partie de ce mouvement. Bien que notre son ait la particularité d’être nouveau, mais avec des touches des années 80.

—Pouvez-vous nous recommander des groupes de post-punk classiques argentins ?

—Il existe plusieurs groupes qu’on pourrait nommer comme références du genre, comme El Corte, Euroshima, ou Fricción.

—Comment des jeunes tels que vous en sont arrivés à s’intéresser au post-punk des années 80 ?

—Je crois que c’est dû à la grande influence qu’a eue ce genre de musique sur notre rock national. Aujourd’hui, c’est ainsi que nous percevons la réalité… C’est comme ça que nous vivons… c’est là l’héritage du post-punk. C’est un style qui en particulier correspond bien. Toute l’approche culturelle… Tout mouvement est cyclique. Le post–punk, dans les années 80 surtout, a marqué toute une génération avec sa rébellion mélancolique et romantique, dans un contexte très semblable au contexte actuel.

—De quoi vous inspirez-vous pour les paroles ?

—Je crois que chaque parole naît comme une façon de réfléchir à chaque expérience de façon introspective. De canaliser les expériences et les croyances. Et d’aboutir à une histoire à laquelle le public peut s’identifier. Au minimum, les paroles apportent un regard différent de celui de la poésie.

—Avez-vous donné beaucoup de concerts ? Que pouvez-vous nous dire de plus sur cette expérience ?

—Ces trois dernières années, on a joué à plusieurs endroits avec plusieurs groupes. On a aussi joué à l’étranger. On essaye de diffuser notre musique au maximum. Ça nous a permis de connaître beaucoup de personnes du milieu, et de croître d’un point de vue intellectuel en tant que musicien, car nous cherchons à nous perfectionner concert après concert. On a reçu de très bonnes critiques sur notre son et nos présentations.

—Vous enregistrez un disque, c’est bien ça ? Pouvez-vous nous en dire plus ?

—Oui. On enregistre ce qui sera notre premier disque en studio. Il est produit par un super musicien de notre pays, Gabriel Guerrisi (qui a fait carrière dans des groupes connus comme Juana la Loca, El Otro Yo ou Los Brujos). On l’a enregistré le 17 mars dernier dans un endroit très historique pour le rock national, appelé Estudio El Pie. Du coup, pour le moment, on est en plein travail de postproduction et de mixage de tout ce que nous avons réalisé ce jour-là. Le disque comptera neuf morceaux, et sera notre meilleure carte de présentation, à partir de ce moment. Le son est digne de ce que l’on espérait.

—Quels plans avez-vous pour le futur ? Aimeriez-vous jouer en Europe ?

—Une fois que le disque sera terminé, on a pour objectif de commencer à tourner dans les pays limitrophes et de diffuser le plus possible notre matériel. Avec des présentations et des vidéos. L’Europe serait un excellent objectif à atteindre pour étendre et faire connaître notre potentiel en live. Ces trois dernières années, on a été largement acclamés par nos fans aussi bien en Amérique latine que de l’autre côté de l’Atlantique. Ce serait très productif d’être en contact avec des organisateurs de concerts de ce genre de musique dans toute l’Europe.

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