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Interview : The Mission (I)

par François Zappa

Nul besoin de présenter The Mission, l’un des groupes de rock gothique les plus connus. Auteurs de classiques comme « Délivrance », « Severina » ou « Wasteland », ils sont l’une des raisons pour lesquelles beaucoup d’entre nous ont commencé à porter du noir. Nous avons parlé à un Wayne Hussey très sympathique qui a répondu à cette longue interview que nous publierons en deux parties. Le groupe sera en tête d’affiche du Sinner’s Day qui aura lieu du 30 octobre au 1er novembre dans la ville belge de Heusden-Zolder. Goth Own Medicine.

—Tu vis à Sao Paolo depuis longtemps, pas vrai ? Comment se passe la vie au Brésil pour une « star de la musique gothique » ?

—J’aime le Brésil, je m’y sens chez moi. J’y vis depuis 15 ou 16 ans maintenant. Bien qu’on ait un appartement en ville, on a aussi un pied-à-terre à la campagne et c’est là que nous vivons en ce moment. C’est calme et isolé. On a également un studio ici, ce qui nous permet de travailler. Bien entendu, à cause de la pandémie on passe la plupart de notre temps à la maison, ce que l’on n’a pas l’habitude de faire, que ce soit ma femme ou moi-même. On s’occupe comme on peut. Mais c’est pas plus mal. On a des chiens, on a de la famille dans le coin, donc on n’est pas à plaindre. Voyager me manque, je dois avouer que j’adore visiter les villes et d’autres endroits. Mais tu sais, comparé à ce que certaines personnes sont en train d’endurer, ce n’est pas un gros sacrifice.

—Est-ce que ton pays te manque ?

— Ma famille et mes amis me manquent, ainsi que le shopping. J’ai l’habitude de revenir avec des valises pleines à craquer, mais mis à part ça, le mauvais temps et la culture britannique ne me manquent pas vraiment. En plus, avec Internet, et le fait qu’on ait accès à différentes chaînes, etc. c’est assez facile de se tenir au courant de ce qui se passe et de rester en contact avec les gens. C’est une bénédiction.

—Même si tu as publié ton autobiographie il y a deux ans, on aimerait te poser quelques questions sur ton passé. Commençons par la période où tu étais avec Dead or Alive. As-tu uniquement enregistré l’EP It’s Been Hours Now avec eux, ou bien as-tu participé à l’écriture d’autres EP/singles ?

—Je crois qu’on a enregistré un EP puis quelques singles. On était en train d’enregistrer le premier album quand je suis parti. Il était devenu évident que la guitare n’allait pas avoir sa place avec la direction qu’ils prenaient. J’étais guitariste, un gosse avec un égo surdimensionné, je voulais enregistrer des disques. Je suis parti parce que je n’ai pas du tout apprécié qu’on me remplace par des machines.

—Comment était-ce, de travailler avec eux ? Avaient-ils l’air d’un groupe professionnel ou d’une bande de potes qui voulait juste faire de la musique ?

—C’était vraiment bien. J’ai adoré ma première année (18 mois) dans le groupe. En gros, on était un groupe de rock que tu pourrais certainement caractériser de goth (le goth n’avait pas encore été inventé à l’époque). Il y avait de la batterie tribale, des guitares, des basses, des claviers… Ça sonnait comme The Doors… et Pete avait vraiment une voix puissante. On formait un gang, bien qu’on n’ait pas donné beaucoup de concerts. Je crois que l’on a joué que 6 fois pendant les deux années où je faisais partie du groupe. Quand tu compares ça aux concerts que j’ai donnés avec The Sisters of Mercy, et si tu prends en compte que j’ai joué avec eux pendant 2 ans, c’est assez incroyable. On n’était pas du tout prêts à s’entasser à l’arrière d’un van pour aller jouer dans tous les trous paumés. Les six concerts de Dead or Alive étaient tous assez prestigieux. On a joué dans un festival, en première partie de Killing Joke. On a joué dans les salles branchées de Liverpool. C’est une manière différente de faire, mais ça a plutôt bien fonctionné pour nous. On avait tendance à passer pas mal de temps dans les salles de répétition, à composer de nouvelles chansons et à s’efforcer d’être un bon groupe.

—Après ça, tu as composé quelques morceaux plus classiques avec The Sisters of Mercy pour leur premier album. Selon toi, comment ces chansons auraient sonné si tu les avais gardées pour The Mission ?

—Pendant les deux années que j’ai passées dans le groupe, on a dû donner environ 300 concerts. Compare ça aux six que j’ai joués avec Dead or Alive. On a sorti 3 ou 4 singles pendant cette période et un album, First and Last and Always. Gary Marx a quitté le groupe et on a continué en trio, Craig, moi-même et Andrew. On envisageait d’enregistrer un deuxième disque, donc j’écrivais des morceaux pour cet album avec l’idée qu’Andrew ajouterait le chant et les paroles. Mais quand j’ai proposé mes idées à Andrew, il n’a rien aimé. Il voulait tracer son propre chemin, ce qui est assez louable. Après tout, on est des créatifs et on doit suivre notre instinct. Il était devenu évident que ses idées étaient très différentes de celles de Craig et des miennes. On a donc décidé de partir et de former notre propre groupe avec tout un tas de morceaux prêts. J’avais juste besoin d’écrire quelques paroles pour eux et ensuite, d’apprendre à chanter. À la fin, ça a marché pour tout le monde.

—Pourquoi as-tu voulu continuer ta carrière sous le nom de The Sisterhood ? Voulais-tu créer un lien avec le travail que tu avais déjà accompli avec ton groupe précédent ?

—Quand on a quitté The Sisters, on se considérait encore comme étant les Sisters. On a donné des cassettes aux gens sous le nom de The Sisters, non parce qu’on avait été The Sisters of Mercy, mais simplement parce que les gens savaient qu’on n’avait pas de nom. C’était donc plus judicieux d’indiquer sur une cassette The Sisters à la place de Wayne Hussey et Craig Adams. On l’a utilisé par commodité puis on l’a fait évoluer en The Sisterhood quand on nous a donné l’opportunité de participer au The Cult tour. Il fallait qu’on trouve un nom très rapidement, sauf qu’à ce moment-là, on n’y avait pas vraiment réfléchi, alors on l’a simplement utilisé. On avait aussi pensé à The Brotherhood, une idée de nom pour un groupe avec Craig et Billy Corgan. Ça n’a jamais vraiment décollé, mais c’est une autre histoire.

—Quelle a été l’influence de la religion sur ton travail ? De ton éducation au nom du groupe et dans beaucoup de paroles, on retrouve toujours des références à ton éducation mormone.

—J’ai été élevé comme un mormon, donc j’étais accoutumé au langage de la Bible. Je pense que les histoires bibliques influencent d’une certaine manière ma façon d’utiliser les mots et d’écrire des chansons. Je ne suis plus particulièrement croyant, je ne l’ai pas été très longtemps. Je me suis senti spirituel pendant certaines périodes de ma vie, mais c’est hors sujet. J’ai grandi avec cette langue, et je me sentais à l’aise avec. C’est pour cela que je l’ai utilisée pour écrire de la poésie. Pour moi, la sonorité de ces mots était magnifique. Les chansons ont un sens différent d’une personne à l’autre. En général, depuis que je compose des chansons, j’ai toujours été bien plus préoccupé par le son des mots que par leur signification. J’espère que c’est compréhensible !

—Et quelles étaient tes influences à l’époque ? Qu’est-ce que tu écoutais ?

—J’écoutais ce qui était cool et branché. J’écoutais Bunnymen, Siouxsie and the Banshees, The Cure, Public Image, Soft Cell. Tous ces groupes avaient des singles dans les hits, donc ce n’était pas de la musique complètement underground. J’ai aussi fait volte-face et écouté Iggy and the Stooges, The Velvet Underground, The Doors, et autres. Et bien sûr, Joy Division. En fait, tout ce qui était bon et un peu différent. À cette époque, la musique n’était pas autant définie par les genres qu’aujourd’hui. Il n’y avait que de la musique pop ou alternative ou du heavy metal, bien entendu.

—Comment te rappelles-tu l’enregistrement de God’s Own Medicine, qui fut, pour beaucoup de gens, l’un des meilleurs albums des années 80 ?

Il ne nous a pas fallu longtemps pour l’enregistrer, car on avait déjà joué les chansons en direct et la plupart de ces chansons avaient déjà été composées pour le deuxième album de Sisters. Seuls un ou deux morceaux sur ce disque n’existaient peut-être pas lorsqu’on travaillait encore avec Andrew. L’enregistrement n’avait rien à voir avec un premier essai en studio. On connaissait les chansons, on les a interprétées. Si je me souviens bien, on a fini l’album en trois semaines. Trois semaines ! Avec les budgets d’enregistrement de nos jours, il n’est pas si rare de faire un disque dans ce laps de temps, mais imagine un peu, au milieu des années 80, les enregistrements étaient disponibles à des prix exorbitants… Par exemple, on a mis trois ou quatre mois pour enregistrer Children, notre deuxième album. Ça représente beaucoup d’argent. Pour le premier album, on s’est contentés de jouer les morceaux en direct, puis on a enregistré les voix par-dessus avant de le mixer. Je pense que l’ensemble a été enregistré, mixé et masterisé en cinq semaines, alors que le deuxième album a probablement pris six mois. Par jour, ça représente de 500 à 800 £. Six mois passés dans un studio, ça représente une somme faramineuse. Nous n’avons plus ce budget. C’est le cas de peu de gens, de toute façon. Heureusement, j’ai un studio ici, donc mes coûts d’enregistrement sont minimes.

—De quoi te souviens-tu de la scène Goth des années 80 ? As-tu eu l’impression de participer au lancement d’un genre ?

—Non, pas particulièrement. On faisait tous partie d’un groupe de personnes qui gravitait autour du même genre d’icônes culturelles, de musique, de littérature, de poésie, de films et d’arts. Au début des années 80, je pense que le mouvement gothique est né du mouvement des nouveaux romantiques. On allait dans des clubs où passait de la musique qui n’était pas dans le top 40. C’était un genre de musique plus alternative et c’est comme ça qu’elle a été perçue. Ce n’est qu’en 1982 ou 1983 que la Batcave s’est implantée à Londres, s’est emparée de ce mouvement néo-romantique et l’a rendu plus sombre, plus théâtral, et bien plus encore. À la Hammer House of Horror. C’est à ce moment-là que la scène gothique est devenue telle que nous la connaissons aujourd’hui, mais aucun d’entre nous à cette époque ne pensait jouer un rôle dans sa création. Une scène se crée naturellement. Je pense que la plupart des mouvements de jeunesse éclosent naturellement en réaction à ce qui s’est passé juste avant… Un journaliste a certainement eu l’idée d’appeler cette scène « Goth », mais à l’époque, on appelait ça du Positive Punk ou de la New Wave. Ça s’appelait de bien des manières, tu sais, mais les gens les plus influencés par les facettes les plus obscures du mouvement ont fini par s’appeler Goth. Comme lorsque tu te trouves dans l’œil du cyclone, tu n’as pas vraiment conscience de ce qui se passe autour de toi.

—Comment s’est passée ton expérience avec John Paul Jones pour votre deuxième album, Children ? 

Tout s’est magnifiquement bien passé. Quand j’y repense, j’ai l’impression qu’il représentait un genre d’oncle plein de sagesse à nos yeux. Il semblait beaucoup plus âgé que nous, mais en réalité il n’avait que 12, 15 ans de plus. Je pense qu’il avait 42 ou 43 ans à l’époque et je me disais : il est vraiment vieux. Mais il était avisé, il avait manifestement traversé tout ce que nous traversions. En plus, il était avec Led Zeppelin. C’était un homme charmant et très facile à vivre. Je pense qu’il voulait se lancer dans la production. Il savait comment composer un disque. Avant de faire partie de Led Zeppelin, il était très demandé, c’était un musicien de session très célèbre. Il a joué sur de nombreux disques dans les années 60, des singles à succès, etc. Il savait comment travailler en studio et comment nous mettre à l’aise. On a vraiment eu de la chance.

—Pourquoi l’avoir choisi, lui ? Le groupe a toujours été comparé à Led Zeppelin.

Dès le début, et même à l’époque des Sisters, j’ai toujours exprimé très clairement mon affection pour Led Zeppelin. Je me souviens de quelques articles parus dans la presse à cet égard. On écoutait Led Zeppelin dans notre van en tournée lorsqu’ils n’étaient que des parias de la société. Ils étaient considérés comme très, très peu branchés, mais au final, c’est la musique qui importait, et on aimait la leur. Et puis, nous avons eu l’opportunité de travailler avec John Paul Jones. Nous avons enregistré le premier album avec Tim Palmer, qui avait auparavant travaillé avec Dead or Alive. Les événements ont suivi leur cours, du coup, on a bossé avec Tim sur le deuxième. On a eu l’occasion de travailler avec l’un de nos héros et on en a profité. Avec le recul, quand j’écoute Children, je pense que ce disque aurait pu être bien meilleur, notamment si on n’avait pas utilisé autant de réverbération sur la voix. Mais à ce moment-là, c’est le résultat qu’on souhaitait. On s’est bien amusés, et on a pris notre temps. John Paul Jones avait également réussi à ce que le label nous laisse tranquille pendant l’enregistrement, et a fini par les bannir du studio. 

Masque allait-il être ton album en solo ? J’ai lu différentes choses à ce sujet.

—Non, je pense que je n’ai jamais eu l’intention de composer un album en solo. Je résidais dans un chalet loué à la frontière de l’Angleterre et du Pays de Galles, j’écrivais seul les chansons. À ce moment-là, je voulais simplement me détacher du format groupe. On avait composé trois ou quatre albums, Carven in Sand, Grains of Sand et First Chapter, avec le format traditionnel de groupe de rock, et j’essayais de m’en détacher. Je ne l’ai pas vraiment considéré comme un album solo. J’avais l’impression de composer un album avec Craig et Mick, même si, avec le recul, je pense qu’ils ont peut-être accepté pour me faire plaisir. On s’était perdus de vue à ce moment-là, je pense simplement que c’était un disque où je ressentais le besoin de changement. J’aurais facilement pu le sortir sous mon nom, effectivement. Si cela avait été le cas, il aurait été reçu bien différemment. À l’époque, je sais qu’une grande partie de notre public n’a pas aimé ce disque à sa sortie, mais tu sais, les meilleurs artistes sont toujours des groupes qui vous surprennent. Il est très rare qu’on aime tout ce que sort un groupe. Donc au final, il faut se faire plaisir. En conclusion, je dirais qu’il s’agissait d’un album que j’avais besoin de faire, que ce soit avec ou sans le groupe.

—À l’époque, tu as dévoilé que tu aimais la dance. Tu peux nous en dire un peu plus ?

Oui, effectivement. L’ecstasy était une drogue de choix à l’époque, alors évidemment, quand on est dans cet état d’esprit, on peut commencer à écouter ce genre de musique. J’adorais Screamadelica de Primal Scream. Cet album a eu un certain effet sur mon état d’esprit. Pourtant, si on l’écoute, on est loin d’un disque de dance. Peut-être « Never again », mais si on écoute la chanson, il n’y a que des guitares, pas de séquenceurs. Ce ne sont que des guitares soumises à différents effets qui leur donnent un son un peu dansant, mais ce n’est pas un disque de dance, en aucun cas. Écoute « Like a child again ». Rien à voir avec une chanson de dance.

—Que peux-tu nous dire de The Metal Gurus ? Comment est née l’idée de ce projet parallèle ? Souhaitais-tu rendre une sorte d’hommage à Marc Bolan ou était-ce un projet créé uniquement pour des raisons de charité ?

Oui, c’était un peu plus tôt, environ deux ans plus tôt. Nous nous sommes tous mis à la musique au début des années 70, quand le glam rock était la musique pop populaire. T Rex, Slade, Sweet ou même Bowie. Lors des balances et des répètes, on a toujours joué ces chansons pour nous amuser. On a nous a demandé de jouer en première partie de The Wonder Stuff pour certains de leurs concerts spéciaux. À ce moment-là, on était déjà trop célèbres pour jouer en première partie, mais on a accepté. On s’est dit qu’on allait s’habiller avec des vêtements glam rock et se faire appeler The Metal Gurus, pour jouer des chansons glam rock juste pour le plaisir. Je crois qu’on a donné deux concerts avant de sortir un single et autres. C’était juste pour le fun.

—Vous avez sorti le single uniquement pour une action de charité, non ?

On a enregistré « Merry Xmas Everybody ». Nous avons enregistré trois chansons de Slade et « Metal Guru ». Noddy Holder et Jimmy Lea de Slade ont participé. Ils ont même produit le single. J’étais aux anges, car quand j’étais gosse, je faisais partie du fan-club de Slade. Je pense que les gens n’ont jamais vraiment compris cette dimension de The Mission. À mes yeux, The Mission a toujours été fun. Cet élément est présent depuis le début. Parlons un peu des lois des Goths, si tu veux. Les Goths ont certaines lois, et l’une d’elles dit qu’on ne doit pas trop s’amuser. Certaines personnes, également dans la presse musicale, n’ont pas compris qu’on voulait s’amuser. Bien évidemment, la musique est censée être prise au sérieux, mais en même temps, elle ne nous empêche pas de nous amuser. J’ai été très déçu que « Merry Xmas Everybody » n’ait pas eu le succès escompté. Je pense The Metal Gurus aurait pu avoir un bel avenir, mais malheureusement, nous avons sorti un seul single, qui a fait un flop, alors on s’est séparés. Si on crée une prochaine incarnation, elle s’appellera Punk Floyd.

—Selon toi, quel était le problème avec Blue ? Tu as dit que tu détestais cet album, non ?

Phonogram nous a laissés tomber, et Simon et Craig ont tous deux quitté le groupe. Il ne restait plus que Mick et moi et nous avons décidé de continuer et de recruter de nouveaux membres. C’était juste une période de transition et on n’avait pas beaucoup d’argent pour enregistrer cet album. On était habitués à de gros budgets auparavant et ce disque a été réalisé avec presque rien. Selon moi, ça s’entend au niveau du son. J’ai fini par le produire, car on n’avait pas les moyens de payer un producteur. On l’a aussi enregistré dans un petit studio bon marché. Et ça s’entend. De plus, j’étais en plein divorce, même si je ne le reconnaissais pas vraiment à l’époque. Rétrospectivement, quand on écoute les chansons, on peut entendre ce qui se passe. Mon mariage a survécu peut-être encore un an ou deux après. Mais il était en difficulté et cela se reflète dans l’album. Ce disque me rappelle ce moment de ma vie. À présent, quand je l’écoute, il ne signifie pas grand-chose pour moi. Par contre, il y a deux-trois chansons que j’apprécie de jouer, lorsque je me produis en solo. Si je ne me trompe pas, The Mission n’a pas interprété de chansons de cet album ces dernières années. Le temps guérit les blessures. Je ne le déteste plus, il fait partie de mon héritage en tant que musicien. Il reflète simplement cette période de ma vie.

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